La Proprioception racontée aux étudiants







 

 

         

    

 

 

    LA

       PROPRIOCEPTION

              RACONTEE

                    AUX  ETUDIANTS










                                                                                                      J.P. PHILIPPE


3   LE SCHEMA CORPOREL     
5   L’EQUILIBRE                                                                
13  LES MUSCLES POSTURAUX                     
18  CLASSIFICATION DES MUSCLES      
19  REPARER UN MUSCLE                                                                                      
22  LA BLESSURE EST-ELLE MECANIQUE OU ELECTRIQUE ?                     
25  EN ETES -VOUS BIEN CONSCIENT ?                                                          
26  DEUX CERVEAUX, UN SEUL SCHEMA CORPOREL 
27  LA  PYRAMIDE                                                                                                           30  LA SCOLIOSE                                                                                                                          
LES CRAMPES
35 STRETCHING
DERNIERS  EQUILIBRES  -  
LA VIEILLESSE                                             
PREMIERS EQUILIBRES  DE VOTRE ENFANT                                   
LES MULES DE PHILADELPHIE                          
LE PARC PROPRIOCEPTIF   
LA CHAMBRE PROPRIOCEPTIVE
43  LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL

    
LE SCHEMA CORPOREL


Comment développons-nous la faculté de situer notre corps dans l’espace et sa représentation mentale ?

1823 - C.BELL parle d’un 6ème sens caché qui nous renvoie une image du corps

1906 - SHERINGTON, prix Nobel 1932 évoque déjà un sens musculaire et utilise le terme "proprioception".

1911 -  HEAD et HOLMES, neurologues, pensent que le cortex contient un schéma du corps, un modèle interne des segments corporels, de leurs relations, de leurs positions.

1942 –WEDDINGTON invente l’épigénétisme.

1947 – Pour ADRIAN (physiologiste anglais ) l’organisme porte dans la tête un modèle à petite échelle de la réalité extérieure et de ses actions possibles.
Exemple : le bras fantôme de l’amputé.

Statique ou dynamique L’EQUILIBRE EST toujours LA REPONSE DU CERVELET aux informations venues des récepteurs périphériques
Les structures nerveuses qui contribuent au schéma corporel sont :
-          Dans la moelle :la voie commune de Sherington, la racine antérieure motrice, la moitié de la corne antérieure de la substance grise,la corne postérieure de la substance grise,et la racine postérieure sensitive.
-          Dans le cervelet : archéo, paléo et néo, soit le cervelet dans sa totalité
-          La totalité du thalamus : relais des voies ascendantes et descendantes.
-          Dans le tronc cérébral : le bulbe rachidien, la protubérance annulaire et les pédoncules cérébraux soit tous les éléments du tronc cérébral.
-          Dans le cortex, selon la numérotation de Broadman, les zones du cerveau concernées sont :
o          Les aires 6 et 8 préfrontales, 5 et 7 pariétales, 22 temporale, c’est à elles que parviennent les voies cérébelleuses chargées de la coordination motrice. Ces aires de la motricité extra pyramidale occupent
85 % de la surface du cortex
o            L’hémisphère cérébral droit est le siège de l’orientation dans l’espace et de la conscience du corps. Les gauchers sont avantagés.
o          Le contrôle de l’équilibre est pris en charge par le cervelet et l’aire temporo pariétale droite. C’est encore bon pour les gauchers, puisque situé du même côté que leur zone motrice.
o          Les cerveaux gauche et droit communiquent par les corps calleux
o          Le cerveau gauche analytique ressemble à un ordinateur. Le cerveau droit émotionnel nous oriente dans l’espace, et plus la science progresse, plus la latéralité régresse..


Pour le Docteur BYSTRÖM à Oxford (G.B.) « au niveau de la protubérance antérieure primitive appelé Rhombencéphale, les tous premiers neurones apparaissent au 31ème jour et migrent pour former les couches corticales ». Revue Nature – Sciences  07/06.
Le  tube neural ainsi formé une première reptation devient possible. C’est le premier mouvement de la vie.

Pour  Glenn DOMAN,
-          le bulbe rachidien et la moelle sont responsables des mouvements, des bras et des jambes
-          la protubérance annulaire (pont de Varole) contrôle la reptation
-          les pédoncules cérébraux assurent le 4 pattes
-          le cortex permet à l’homme de marcher                                                                                              
« Pont de  Varole mésencéphale et cortex ont des responsabilités séparées, mais qui s’enchaînent pour la motricité ». Ces niveaux se développent chez l’enfant « en concordance avec la myélinisation dans les 18 premiers mois de la vie ». Grâce à eux, l’enfant va ramper, marcher à 4 pattes, se redresser, « pour exister en temps que bipède et fonctionner au moindre coût énergétique, sur un mode élastique non conscient ». J.L. SAFIN.

Pour A. BERTHOZ : « extrême complexité d’une représentation unique du corps, surtout s’il est en mouvement », car le muscle, organe moteur, est lui aussi organe de la perception, proprioceptif.

Redressez-vous, soyez endurant. Le cou et nos pieds sont spécifiques du corps humain. Ils ont permis le développement du cerveau. Cumuler équilibre bipodal et endurance est propre à sapiens sapiens.







                                      L’EQUILIBRE

Qu'appelle-t-on proprioception ? C’est un jeu postural préalable aux mouvements du corps, le socle sur lequel va se déclencher le mouvement.
Pour contrôler l’équilibre et nous permettre de tenir debout puis en mouvement le cervelet sollicite les muscles, l’œil et l’oreille interne. La proprioception est une fonction sensori-motrice mettant en jeu des capteurs, des récepteurs et des effecteurs. Ils adaptent le corps aux variations du milieu environnant afin d’assurer l’équilibre avec un effort minimal pour une bonne organisation des viscères.
Un tas de muscles lisses fonctionnent de façon automatique, inconsciente ou réflexe, la proprioception consiste à déclencher les réflexes pour atteindre certains d’entre eux et provoquer le travail involontaire de tout un groupe musculaire.

Avec un cochon :  « Pousse-le très fort pour le faire avancer…Il refuse.
                                Tire lui la queue violemment vers l’arrière…Il avance » 

Proprioception , the forgotten  sense: Proprioception describe the position in space of each part of the body in relation to other parts. Proprioception is the ability to maintain an upright posture and physical balance. « The forgoten sense is he way to develop the ability to use our senses simustaneously without confusion » David BROWN California  deaf blind  services San Francisco.

 La proprioception est un jeu de réflexes dont le cervelet est le maître.

PROPRIOCEPTION en latin : perception de son propre corps.

Elle nécessite trois qualités :
            1°) L'équilibre pour bien se positionner.
            2°) Régler le tonus avant de développer la force.
            3°) Le contrôle du geste pour exécuter le juste mouvement.

Se maintenir debout relève d’une capacité sensorimotrice primitive acquise en milliers d’années que les nouveaux-nés revisitent en 365 jours pour marcher.
Qui distribue le tonus musculaire dans les membres inférieurs ? Le cervelet.
Le corps est ingénieux. Les chaînes musculaires sont les circuits anatomiques qu’il utilise pour s’équilibrer au moindre coût métabolique. « Etudier l’influence des structures centrales sur la posture nous fait découvrir l’importance de l’œil, du vestibule et des pieds » (C.E.R.A).

Ce contrôle postural résulte :
            1°) Les informations sensitives venues de la peau des muscles et des ligaments sont les plus précoces à arriver au cerveau. Golgi, Pacini, Ruffini sont situés dans les fuseaux neuromusculaires, ligaments capsules aponévroses, fascias et périoste et « si plusieurs messages musculaires arrivent en même temps ceux des muscles étirés sont prioritaires » J.P.ROLL.
            2°)  Des informations sensorielles visuelles : ce sont les plus précises.
            3°) Des informations sensorielles vestibulaires qui sont les plus tardives à parvenir au cervelet mais celui-ci « intervient violemment si les deux premiers ne créent pas la stabilité »  Dr Avagnina-Luca.
Chez le fœtus, les récepteurs du toucher apparaissent en premier, l'appareil auditif se met en place au sixième mois de grossesse. Le système visuel attendra mais les mouvements oculaires sont possibles.

Développer le sens de l'équilibre de quelqu'un, c'est développer sa proprioception. Déstabilisons le couple muscle-tendon, un réflexe de défense stabilisera l'articulation. "La rééducation en position allongée est un non sens sensori-moteur" Y. CHATRENET. Apprenons à capter les messages fins et les traces sensorielles des récepteurs. Pour cela, il suffit de ne pas verrouiller les articulations. "Les exercices proprioceptifs doivent impérativement se réaliser en légère flexion articulaire"  Rodolphe DESLANDE. La proprioception  produit et affine les sensations. Elle construit la mémoire du mouvement.
Pour cela, nous disposons de récepteurs internes et périphériques. Où sont-ils ?

La peau
« La peau est l’organe des sens le plus important, le seul vital » Ashley MONTAGU.  Elle  contient :
- Les corpuscules de MEISSNER et PACCINI pour une perception tactile rapide
- Les disques de MERKEL et organes de RUFFINI pour une perception tactile lente
- Les bulbes de KRAUSE et corpuscules de MAZZONI qui sont des variantes des corpuscules de MEISSNER dont ils partagent les fonctions.
D’autres récepteurs sensibles aux frottements (follicules pileux), à la température, à la douleur (nocicepteurs) avec une distribution géographique variable : Les joues sont riches en thermorécepteurs                                                                                                  Les pieds pour les barorécepteurs.                                                                                                                 
Notons que les épithéliums recouvrent aussi la bouche, l’appareil respiratoire et le tube digestif, véritables peaux intérieures.
Mastication, respiration et digestion interviennent dans la proprioception en modifiant notre centre de gravité.

Les ligaments 
- ENJALBERT souligne l'importance des corpuscules de PACCINI dans la régulation fine des oscillations antéro-postérieures. On les retrouve dans les ligaments.
- Les ligaments ne sont pas de simples haubans articulaires. Bourrés de capteurs, une longue mise au repos fait perdre toute acuité sensorielle à l’articulation.
- Les ligaments du genou : K.Kerkour précise que les corpuscules de Paccini sont nombreux dans le L.C.A du genou et plus denses aux insertions qu’à la partie moyenne du ligament.
- Les ligaments du pied : un seul de nos pieds possède 106 ligaments.

Les disques
En proprioception les disques intervertébraux font office de ligaments.Ils sont constitués de 85% d’eau. Buvez ! Mal vascularisé le disque doit s’imbiber du milieu dans lequel il baigne.
La pression intra discale diminue si l’on trottine; c’est l’effet PUMPING.

Le muscle
L’eau constitue 75% du tissu musculaire. Fabriquer du muscle nécessite de l’eau. Pour stocker le glycogène il faut beaucoup d’eau, pour le brûler aussi. Construction et contraction musculaire nécessitent beaucoup, beaucoup d’eau. Pourtant « une légère sous hydratation améliore la performance» NOAKES !   
« Les muscles sont des organes moteurs mais aussi organes des sens » J.P.ROLL.
Nous avons  206 os et 570 muscles, du plus grand, le glutéus maximus (fessier) au plus petit, le staepedius (oreille interne). Ils sont composés de :
                  Fibres musculaires avec actine myosine (contractiles), stries Z et sarcoplasme (non contractiles) pour le mouvement, mais aussi de fuseaux neuro-musculaires, capteurs sensoriels, qui détectent l’allongement du muscle.
                Fuseaux Neuro-Musculaires : ce sont des récepteurs placés au cœur des muscles. Les FNM sont la «  clé de voûte » de la proprioception (ils sont nombreux au niveau du cou) soyons inventifs sur les exercices qui les stimulent, y compris chez le très jeune enfant.
 L’isotension qui équilibre l’articulation est le résultat des échanges réciproques et coordonnés entre le muscle qui se contracte et l’étirement de son antagoniste. 
 Discordances sensorielles : Dans les positions extrêmes de la tête, s’il y a ambiguïté entre les informations de la saccule, de l’utricule, des récepteurs articulaires et des muscles ;  les muscles de la nuque seront prioritaires pour faire la différence.
  En cas de difficulté maximale pour localiser le corps par rapport au sol, c'est la stratégie des muscles et tendons qui s'impose.

Les fascias 
L’homme est un pantin suspendu à l’occiput par les fascias.
Il s’agit du tissu conjonctif d'emballage qui enveloppe muscles, organes et os du corps. Faisceau arachnéen d’aponévroses peu élastiques.
Dans le muscle, chaque myofibrille a une membrane : le sarcolemme. Ce tissu collagène conjonctif qui entoure et relie les myofibrilles est appelé le perimissium interne (réticulum sarcoplasmique). Ce tissu fibreux est le véritable squelette du muscle. Il se réunit aux extrémités du muscle pour former les tendons. L’enveloppe conjonctive la plus externe du muscle et du groupe musculaire est le fascia. Les enveloppes conjonctives sont plus extensibles que les tendons mais moins que la fibre musculaire.
Dans l'embryon, les fascias et la peau se mettent en place avant les os et les muscles.
Selon les posturologues, le cerveau écoute en permanence les capteurs disséminés dans notre corps. Les informations de la peau et des fascias étant décodées par le cerveau.
En 1960, pour SWETT et ELRED, les organes tendineux de Golgi sont dans les aponévroses péri ou intra musculaires.

Les tendons
-  « les tendons ne contiennent que 10 % de la population OTG », JAMI.
L'aponévrose riche en OTG cloisonne les unités motrices par fonction, particulièrement les unités toniques. « Un muscle très cloisonné est un muscle tonique »  M. Bienfait.
- Les tendons sont formés par la réunion des filaments collagènes intra musculaire aux extrémités des muscles.
- Les muscles posturaux sont riches en organes tendineux de GOLGI à la jonction musculo-tendineuse. En série avec le muscle, ils mesurent l’effet de celui-ci sur l’articulation en captant sa force, sa variation (vitesse) et détectent la tension. Nocicepteurs, ils protègent contre les contractions excessives. Les OTG ne sont pas des dynamomètres, ils sont peu actifs lors d'un étirement du muscle. Leur stimulus naturel est plutôt la contraction des fibres musculaires avec lesquelles ils sont en série. Les OTG nous renseignent sur le raccourcissement du muscle, les FNM sur leur allongement.
- Le tendon d’un muscle hypertrophié  sera ‘sursollicité’. Le muscle ayant augmenté en épaisseur mais pas son  tendon.

Les articulations
Branché sur la cheville, s’il est informé tardivement le cerveau (prisonnier du crâne) répond :  entorse   Une partie du cervelet  se cache  dans les articulations :  les récepteurs sensoriels.
Récepteurs de PACCINI, RUFFINI (dans le périchondre), GOLGI, MAZZONI et MEISSNER , les récepteurs articulaires participent à la perception de position uniquement pour les positions proches de l'extension et de la flexion maximale. Toutefois, ils assurent la perception des mouvements si ces mouvements sont suffisamment rapides.
On peut vivre sans eux (prothèses de hanches).
La mobilisation articulaire entretient le cartilage qui se nourrit par imbibition.
Lors d’une flexion extension les mécanorécepteurs de la capsule articulaire perçoivent la pression synoviale qui augmente et déforme la capsule. La moindre déformation est transmise au système nerveux via le faisceau spino-thalamique (travaux de Wycke et Mac Lain)
Après une opération de Kenneth-Jones sur le genou, le ligament récupère une vascularisation mais pas de terminaisons nerveuses. Sa solidité dépendra de la qualité de la fixation puis de la synergie musculaire.
La décoaptation d’une articulation est une séparation prudente des surfaces articulaires. « Elle stimule les récepteurs si elle reste non douloureuse » Eric VIEL.

Le pied
1-Sa position :
Selon ALAIN le philosophe, "l'homme debout est un étonnant équilibriste" que P. VILLENEUVE  compare à "un pendule inversé oscillant faiblement et constamment autour de l'axe des pieds".Avec deux dizaines d’os, une centaine de ligaments des milliers de récepteurs sensoriels deux arches et une voûte pour chacun d’eux « Nos pieds sont plus roseaux que chênes » Christian DAULOUEDE (Sport et Vie  N°128)
2-Sa voûte :
27 os, 27 muscles, 107 ligaments sont disponibles pour former une arche. Certains auteurs y retrouvent les axes de la voûte de la Cathédrale de Chartres ; KAPENDJI ceux du CNIT de la Défense.
Cette architecture permet de restituer au tendon d'Achille l'énergie accumulée dans les ligaments transverses, profonds et les muscles essentiels que sont les ADD et court fléchisseur du gros orteil qui nous différencient des primates  aux pieds plats privés de tendon d’Achille.
L’astragale est original. Un os rare car sans insertion musculaire. Il roule, tangue et chavire pour réaxer le pied en permanence.
Lors d'une course à pied, 50 % de l'énergie cinétique est musculaire. Le reste est 50 % d'effet ressort (effet ressort mélique). Coureurs « élastiques » ou « rampants » l’avantage essentiel s’appelle qualité du pied , coordination du mouvement et rapidité du relâchement.
La voûte plantaire est la pompe retour de la circulation veineuse et les capteurs de la voûte plantaire sont le point de départ des chaînes musculaires de la colonne vertébrale. Le discobole est d’avantage tributaire de  la proprioception que le lanceur de marteau dont les pieds ne quittent jamais le sol.
3-Sa sensibilité :
Le pied du bébé arrivera à maturité vers 2 ans et demi (déroulement du pas). Ses premiers appuis sont plantigrades. L'empreinte plantaire définitive s'imprime à l'âge de 7 ans quand son hyper laxité diminue, « ce qui retend l'encorbellement capsulo-ligamentaire et fibro-tendineux et ferme la médiotarsienne en verrouillant l'astragalo-calcanéenne » KAPENDJI. 95% des pieds plats se creusent à l’âge adulte.
La chaussure engendre une cécité proprioceptive. Elle anesthésie les capteurs plantaires. Le gros orteil est l'élément majeur dans l'information sensitive du pied. Il faut lui permettre de se dérouler en fin de pas.
La sensibilité des mains est cutanée, la sensibilité des pieds est plus musculo-tendineuse que cutanée.      
Quels genres de nerfs parcourent vos pieds ? Ceux de l’appareil génital.
La réduction d’un flexum de genou n’est pas une priorité. Le rendre supportable et confortable l’est davantage.
La cause de l'Hallux-Valgus n'est pas dû à un conflit imaginaire avec la chaussure mais il est la conséquence d'un hyper appui sur le premier métatarsien.
Un appui sous capital de M1 plus des éléments qui reculent la ligne de charges peuvent le corriger.
ZPour BOURDIOL (dès 1980), « il suffit d'une petite cale sous telle éminence du pied pour réduire une déformation rachidienne, voir modifier un tempérament ».
Il affirme le premier que les semelles ne doivent pas être mécaniques mais neurologiques.
-  Placer une barre (1 mm) en regard des tendons où se situent les OTG provoque une inhibition.
- Placer un relief sur le corps charnu stimule les fuseaux neuro-musculaires, augmente la tonicité. « Placer une barre antérieure (2mm) en arrière des têtes métatarsiennes recule la ligne de charge, modifie la posture et soulage 80% des lombalgies » EFOM  (31 Mars 2005). Pour réduire les informations plantaires, les posturologues placent une plaque de mousse sous les pieds. Inversement, pour augmenter les réflexes plantaires afin d’ étudier le rôle des pieds, on ferme les yeux.
 « L'action du podologue et celle de l'ophtalmologiste se complètent en posturologie »  O. DASILVA.
L’origine embryonnaire de la peau plantaire est la même que la rétine : ectodermique.
« Les différenciations ultérieures les éloignent, la posturologie les rapproche » (Pied, Equilibre et Mouvement).

Les yeux
            Rôle élémentaire pour les repères verticaux, horizontaux et la profondeur de champ. Au Portugal, un patient qui présente un Syndrome Déficient Postural est traité par des prismes qui font glisser l’image sur une zone différente de la rétine. Dès 1987, le Dr H. Martins Da CUNHA crée ainsi la posturologie. Il établit des rapports entre le pied d’appui prioritaire et l’œil dominant. Ses travaux seront poursuivis par A. BERTHOZ au collège de France ; PM GAGEY, à Paris ; JP ROLL et J PAILLARD, à Marseille ; A. CATROS et Rosane FOURAGE à Rennes.
            Dès 1955, BARON démontre la relation entre tonus postural et muscles oculo-moteurs. Son poisson rouge nage en cercle, après modification de la longueur d'un seul muscle oculaire.
            Autre exemple, le nystagmus optocinétique consécutif d’Alain BERTHOZ :
Dans le métro en marche, les yeux suivent la scène visuelle puis reviennent au départ et suivent la scène suivante. Si le trajet continue et que, soudain, tout s’éteint,  l’œil continue de bouger comme si une mémoire neuronale avait enregistré un signal. L'imprégnation rétinienne s'est propagée au cerveau. Cette mémoire est de même nature que celle du marin qui roule et tangue de retour sur terre, ou d'un morceau de musique qui vous trotte dans la tête après avoir imprégné vos tympans. Une image vue dans la journée sert de point de départ à votre rêve nocturne. « La rétine fait partie intégrante du cerveau, dont elle s'est détachée dans l'embryon » QUERCIA.
Dans un sport collectif, 80% des décisions sont prises à la suite de stimuli visuels.
En Afrique du Sud, Sherylle CALDER applique sa méthode « EYE GYM » aux rugbymen champions du monde. « Exerçons leurs muscles oculaires comme on s'occupe de leurs quadriceps ».
« Les deux membres inférieurs dans un bain glacé améliore l’acuité visuelle »W.TUTTLE et M. WILSON

La rétine est la pellicule, les muscles font la mise au point.
La rétine : deux types de cellules photosensibles forment la rétine et s’y répartissent de façon inégale :
            Les cônes nombreux au centre identifient les couleurs et les détails de l’objet regardé. C’est la vision focale utile aux prédateurs.
            Avec les bâtonnets, on devine vaguement ce qui se passe aux contours du champ visuel. Plus rudimentaire, cette vision périphérique arrive vite au cerveau et permet de réagir instantanément,ce qui  rend la survie plus facile pour les proies qui en sont bien pourvues. Cette vision périphérique est une voie réflexe qui nous vient de sapiens. Vivre sans burka était une loi de la nature. « Il fallait être capable d’anticiper les mouvements d’un prédateur pouvant surgir de partout », F. Vermeulen, Sport et Vie, n°93. Grâce aux bâtonnets la vision périphérique capte les déplacements aux extrêmes du champ de vision ; tournez la tête et les cônes entrent en action.
"Un tas d'images traitées au niveau infra-liminaire ne viennent pas encombrer notre conscience. Nous n’interprétons l'objet menaçant que s'il est très mobile en entrant dans notre champ de vision" QUERCIA. Le cerveau censure les informations sensorielles inutiles.
Dans un sport collectif, le meneur de jeu regarde devant lui avec ses cônes, pendant que les bâtonnets l’informent sur ce qui se passe à la périphérie de son champ de vision et sur la position du ballon qu’il conduit  tête haute.
Une monture de lunettes existe, qui empêche le handballeur de voir le sol pendant son drible.
« Au saut en longueur, cette aptitude permet à l’athlète d’attraper la planche d’envol sans la mordre, tête haute et buste relevé » Hann VAN der LOO  en Hollande.

140 millions de cônes et bâtonnets, réunis en un million de fibres vont permettre au nerf optique de conduire l'information au cerveau qui décodera les pictels pour les associer. Quelques unes de ces fibres aboutissent au mésencéphale responsable de la posture et de la marche à quatre pattes.
      La rétine envoie au cerveau 10 millions de bits/sec. C'est du haut débit.
Les muscles oculaires:
-          Six muscles de l’œil sont utilisés pour servir de diaphragme et améliorer « la vitesse d’ancrage du regard »  S. Calder.
-          Comme le compas d’un navire, les muscles orbiculaires gardent le globe oculaire horizontal sur le plancher de l’œil.
-          Les muscles du cou eux aussi participent à maintenir la vision horizontale.
A Manchester United, « les muscles oculaires sont échauffés avant le match » Gail STEFENSON.
Au cours d’une activité sportive, l’œil prime sur l’oreille interne pour équilibre le corps. A l’effort, il y a prédominance des yeux. On peut penser que pour le plongeon de haut vol et la coupe du monde de ceci foot le voile du tympan et l’oreille interne redeviennent prioritaires.
JP. ROLL: « La localisation spatiale dépend des muscles de tout l'organisme » et QUERCIA souligne le caractère multimodal de l'imprégnation sensorielle en prenant comme exemple l'injection d'eau froide dans l'oreille qui corrige quelques instants une négligence visuelle.          

L'oreille
Le cervelet décode les informations venues de l’œil , des pieds , des muscles et de la peau avant celles venues de l’oreille interne.
            L’oreille interne et son système vestibulaire est le G.P.S. du corps humain.
-          Pour la première fois, SCARPA à l’université de PAVIE (1789) décrit les 3 canaux semi-circulaires et les otolithes.
-            MACH et HELMHOLTZ : les canaux semi-circulaires sont détecteurs d’accélérations angulaires. La saccule est verticale, sensible aux inclinaisons de la tête, l’utricule est horizontale.
-            Otolithes : détecteurs d’accélération linéaire. Ils captent l’inertie, fonctionnent sans point d’ancrage et servent aussi bien « au lion qu’à l’oiseau, la lamproie et la langoustine ». Les canaux vestibulaires sont très peu impliqués dans le contrôle postural si vous ne bougez pas.  « C'est lorsqu'ils se mettent à marcher que les patients divaguent »  GAGEY et TOUPET, 1991.
-            Expérience d’Alain BERTHOZ : debout, yeux fermés, tournez sur vous-même à vitesse constante puis STOP ! NET !
            Tête immobile, vous percevez l’illusion de rotation inversée. Les doigts sur les paupières fermées, sentez le nystagmus.
« Passés dans l’oreille moyenne en quelques millions d’années, étrier, marteau, enclume sont dérivés de la partie postérieure de la mandibule de nos ancêtre, les reptiles »  P. PICQ,  Lucy.

La bouche
La langue est un gouvernail qui influence la posture; sa position de repos est plus importante que sa dynamique. Elle équilibre la tête et répartit l'appui sur les pieds. 
Pour le professeur PLANAS, l’appareil manducateur est une entrée du système nerveux central surtout des sensibilités douloureuses trigéminales (trijumeau IV). Si la mandibule est désaxée, la ceinture scapulaire est perturbée.
- Faites déglutir le patient qui maintient les dents serrées par un appui sur la pointe du menton, lèvres jointes et regardez les modifications de la statique vertébrale.                                                          
- Autre exercice avec la même position de départ : inspirer par le nez, expirer entre les dents serrées.
- « Lorsque la mandibule est en cause, la perturbation de la statique se marque au niveau des omoplates »  Boiron, le 20 mars 2001.
- Au Stade Rennais, René CEDOLIN et le docteur ROCHECONGARD furent les premiers à imposer aux footballeurs un examen dentaire régulier et un autre à chaque problème tendineux persistant ou récidivant.
- Le dopage déforme la mâchoire surtout le maxillaire inférieur.
- Bruxisme : On peut mettre un appareil de nuit pour diminuer l’usure des dents et relâcher la mâchoire.
     « Si Magnusson a vraiment mal aux dents, je vais le soigner. » disait le capitaine du Stade Rennais Louis Cardiet et l’ailier de l’O.M. débordait rarement le défenseur breton.
-                 
Le cerveau et le cervelet
Ils font le total de ces informations (archéocerebellum surtout)
« Le cerveau est tributaire des informations en provenance de nos tissus »  Tim Noakes.
« Le système de l’équilibre est finalement très simple, il fonctionne avec trois neurones qui captent les informations par les muscles du cou, l’oreille interne et l’œil » Dr Michel Toupet.
- Freeman en 1965,  Castaing et Deleplace ensuite, parlaient déjà d'une boucle rétroactive proprioceptive qui protège nos articulations.
- Les aires pariétales intègrent les informations sensorielles, les transmettent au cortex frontal pour exécuter le mouvement mais les informations continuent d'arriver (peau, muscles...). Si le mouvement est ralenti, il y a désaccord entre longueur du muscle et celles des fuseaux neuro-musculaires, une correction s'opère par un réflexe myotatique. C'est la boucle spinale.
- « Une boucle corticale espionne en permanence la boucle spinale (grâce à 2 noyaux thalamiques qui informent le cortex. Cet ensemble spino-thalamo-cortical régule le mouvement en tant réel et ajuste les contractions en force et en longueur » Richard & Orsal ( Neurophysiologie, Tome II).
- La régulation neuro-musculaire qui en résulte permet de développer une raideur active opposable aux mécanismes de lésion.
- Le capteur miracle n’existant pas, le cerveau est donc obligé de comparer les différentes sources
- Chanussot au Centre Médico-chirurgical des Jockeys à Chantilly prétend que, pour chaque geste de la cheville, un standard de référence est constitué au cours de l'apprentissage gestuel. Cet ordre pré-programmé Temple Fay l’appelait "pattern".
Si le mouvement est conforme aux afférences, il n'a pas besoin d'être corrigé. Pour chaque articulation, les patterns se mettent en place pour une économie neurologique d'énergie. La lecture est la fonction musculaire qui demande la mise en place des patterns les plus précis. Elle sera au premier plan (dyslexie) en cas de perturbation proprioceptive.

Au tennis, lors d’un revers, les muscles extenseurs du coude sont cinétiques, mais les antagonistes fléchisseurs informent simultanément le cortex sur l’avancement du mouvement.
Améliorons, très jeune, la circulation de ces messages simples qui se structurent rapidement, car au bout de ce circuit : Afférent-cortex-efférent, il y a nous :
            -soit debout, notre silhouette,
            -soit en mouvement : le geste sportif
La position debout est le résultat de réflexes, courts, myotatiques qui agissent sur les unités musculaires et ajustent constamment leur tension. Le corps debout n'est pas immobile mais le résultat de nombreuses contractions isométriques des membres inférieurs du tronc et du cou. Rester en permanence à l'aplomb de nos appuis est impossible. Même immobile, nous gérons des déséquilibres.
Au "garde à vous", nous sommes toujours en mouvement, nous oscillons sans cesse, un peu moins en apnée. Tout déplacement, même segmentaire entraîne une modification du tonus général. Il est impossible de se pencher en avant sans reculer les fesses. Les muscles posturaux corrigent les écarts du centre de gravité généralement situé en avant de S2. Les muscles dynamiques interviennent peu, l’équilibre devant se maintenir à moindre coût énergétique. Le résultat est quantifiable par un statokinésimètre ou stabilomètre (pèse-personne relié à un sismographe). Debout sur la plate-forme, le patient peut voir se déplacer sur l'écran une chenille vive et colorée. Elle trace le chemin parcouru par la projection de son centre de gravité. La longueur obtenue reflète la quantité d'énergie dépensée pour contrôler sa station debout.
Autre exemple de transfert d’appui : debout sur un stabilo-plat, le sujet doit amener la chenille de l'écran vers une cible, touchée, elle disparaît remplacée par une nouvelle cible qu’il faut aller détruire le plus vite possible… Exercices remarquables car le regard reste horizontal.

« Tout s'équilibre pour protéger l'horizontalité du regard et la position de la tête »  M. BIENFAIT.  Il faut penser à renforcer les muscles posturaux. C’est une priorité.
La posturographie dynamique évalue chacune des entrées sensitives (peau, muscles…) et sensorielles (vestibulaires, visuelles).

« Les gens s’antériorisent avec le temps. Si la programmation sensori-motrice est correcte, la ligne de charge retrouve son chemin »  G. PENIMON.

« Le confort postural est une utopie » Lourdes MARTINEZ-SANCHO sauf dans l’eau (amnios) ou dans l’air (vide). D'ailleurs la verticale est subjective. Elle disparaît en apesanteur. Et la ligne droite existe-elle vraiment puisque si nous parcourons 40.000 Km en ligne droite nous décrivons un looping autour de la terre ?  Dans le corps humain il y a ni roue ni ligne droite.
Le tonus postural ne disparaît totalement que pendant les courtes phases de sommeil paradoxal, quelques minutes par 24 heures (nycthémères).

Les voies efférentes
Dans ce triptyque capteurs, intégrateurs, effecteurs, quelles sont les voies efférentes et quels muscles allons-nous travailler ?
-                 L’illusion de KOHNSTAMN nous montre que les muscles posturaux sont proches des ceintures (deltoïde, ischios)
-          Nous savons qu’un rapport IJ/Q4 = 0,6 nous protège des blessures (Philippe SEYNAEVE semaine A.M.F.T. Djerba 2005).
-          Chez un sujet sain, les muscles du dos doivent être 1,3 fois plus forts que les abdominaux.

            Nous savons renforcer les « haubans » vertébraux que sont le grand dorsal, les para-vertébraux et tous les muscles qui diminuent les pré-contraintes sur la colonne vertébrale.
Ils diminuent la pression du disque et de son nucléus sur le LCVP (mal de dos) et ils répartissent les pressions exercées aux 3 pointes du triangle formé par le corps vertébral et les 2 articulaires postérieures (lumbago). C’est  insuffisant ! Les muscles importants sont plus profonds au contact de l’os et du ligament. Ils ne dépendent pas de notre volonté, ce sont des muscles lisses à fibres lentes. Ils s’appellent :
-          inter-épineux
-          inter-transversaires,
-          épi-transversaires, multifidus…
Les muscles posturaux sont courts au niveau de la colonne, longs au niveau des membres inférieurs.
Provoquons des pertes d’équilibre, ils seront sollicités. Les aveugles sollicitent beaucoup ces muscles profonds et ne développent pas de scoliose.
Dès qu’il se verticalise, éveillons chez l’enfant son sens de l’équilibre et ses muscles profonds, car n'oublions pas que, pour accorder une plus grande importance aux informations venus de l'oreille interne et du pied, le champ de vision de l'enfant se réduit de quelques degrés à cet âge, le temps pour l'enfant de découvrir la station debout avec ses pieds et l’oreille interne.


Ces muscles profonds sont :
Essentiels pour diminuer les risques de scoliose et mal de dos.
Essentiels pour une silhouette harmonieuse.
Essentiels pour une bonne aptitude aux sports.
Et seront essentiels pour vieillir moins vite.

La proprioception apprend à se focaliser sur l’essentiel et consiste à rester maître des paramètres d’un mouvement.
Le muscle dynamique anime le mouvement. Le muscle postural prépare le mouvement qui devient une succession de postures.
En diminuant les frottements, la mise en place donne sa vitesse au mouvement. La gestion des détails  en amont du geste est appelée ‘pattern’. Le mouvement reste harmonieux si le cervelet anticipe les variations de la situation. Le patient se prend en charge d’une manière globale, mais quelle est votre stratégie posturale dominante ? quelle est votre porte d’entrée sensorielle principale ?
La cybernétique d’une articulation dépend de sa génésie sur laquelle on peut difficilement intervenir, puis de sa gnosie pour laquelle on peut tout faire . 
                                                                        
GENESIE :fabrication, genèse                            GNOSIE :apprentissage,connaissance.

 BOURDIOL R.J. :Mise en jeu de la proprioceptivité et de l’équilibre.(G.E.M.M.E.R. Paris ,juin1988






LES MUSCLES POSTURAUX


Premier muscle postural, le diaphragme, car la vie débute par sa contraction ce qui permet le cri primal.Toutes les chaînes musculaires passent par le diaphragme.
Grâce aux muscles posturaux  « l’homme passe son temps à se débrouiller pour se mettre en accord avec la pesanteur »  J.L. Safin. Tous les jours nous réalisons sans le savoir des prouesses d’équilibre.

RANVIER 1835-1922 différencie parmi les UNITES MOTRICES :
            l) Les unités dynamiques. Ce sont des fibres blanches, de gros diamètre et dépendantes de la volonté, elles permettent au muscle de se raccourcir pour engendrer le mouvement volontaire. L’entraînement augmente leur diamètre et la quantité de tissu conjonctif musculaire mais il n’y a pas d’augmentation du nombre de fibres avant 7 années d’entraînement (Sport et vie, 1989)
            2) Les unités toniques nous intéressent davantage. Leurs motoneurones sont plus petits que les dynamiques. Utiles au tonus de base, leurs fibres rouges sont de faible diamètre et indépendantes de la volonté. Ce sont des fibres à réaction  réflexe et incontrôlable. Le muscle tonique ne se laisse pas allonger. Il freine, limite, contrôle et oriente le mouvement.
Costill distinguait déjà :           - les fibres rapides pour les sprinters
                                               - les fibres lentes pour l'endurance
Seules les secondes nous intéressent. Elles peuvent s’appeler : Fibres lisses, lentes, Fibres rouges, SlowTwitchs chez les anglo-saxons ou Antigravifiques en Suisse ou de type I c’est la même chose. On les trouve principalement dans les muscles appelés toniques, posturaux, involontaires, axiaux en France, core muscles aux USA c’est aussi la même chose. On les trouve même dans l’estomac (deux couches) et dans l’intestin : « En raison du tonus musculaire, la longueur de l’intestin grêle varie de plus d’un mètre entre le cadavre et le vivant »  J.P. Hortolan. (Ostéopathie viscérale Tome 2)

Dans l’anatomie des quadrupèdes, il existe des muscles entièrement faits de fibres dynamiques, d’autres entièrement constitués de fibres toniques. C’est le cas du lapin. « Si le lièvre a plus de fibres rapides que le lapin c’est qu’il n’a pas de terrier. »
Chez l’homme, il n’y a pas de muscles purs. Ils ont cependant tous une dominante dynamique ou tonique dans des proportions variables selon sa fonction»  M. BIENFAIT  (L’entraînement et l’hérédité).
On naît sprinter ou coureur de fond. On est explosif ou endurant. Cette différenciation provient du pourcentage de fibres musculaires oxydatives de type lent (rouge) et de type rapide (blanc).
« Si on possède un faible taux de fibres rapides, il est difficile de devenir sprinter. L’inverse est possible. » Guy ONTANON (entraîneur national du Sprint).

L’endurance  augmente la densité des capillaires et le nombre des mitochondries.
Si la croissance osseuse est physiologique, la croissance ligamentaire est mécanique. La traction créée par la croissance osseuse étire les fibroblastes du ligament. Si l’allongement est insuffisant : scoliose, Scheuermann.
 Situés à la jonction musculo-tendineuse, le rôle des O.T.G. à cet âge est sans doute primordial.
Le muscle et le ligament s’allongent sous l’effet de l’écartement des insertions osseuses, ils n’ont pas de croissance propre, ils sont très élastiques chez l’enfant. Peu de déchirures avant 14 ans. En revanche, l’os est fragile; le muscle est un « câble accroché dans du plâtre » chez l’enfant. Chez l’adulte, ce muscle deviendra   « ficelle accrochée dans du béton »
Après une fracture, la récupération de la force musculaire précède toujours la récupération de l'amyotrophie. Ceci prouve que « le facteur premier de la prise de force est neurogène avant d'être myogène »  R. DESLANDES.
La cellule musculaire humaine possède plusieurs noyaux. Elle est très malléable et son innervation est prépondérante.

L'expérience de Cross-innervation le confirme car une fibre rapide qui reçoit une innervation de type lent, finit par se comporter comme une fibre lente.

Elle a augmenté :             - la myosyne MHC1
                                    - les enzymes oxydatives (calcineurines)
                                    - la concentration d'ions Ca
                                    - la protéine PGC1
Ces nouveaux éléments sont caractéristiques des fibres lentes.
Le métabolisme aérobie se met en place.
L'inverse est plus difficile mais possible et confirme le rôle primordial de l'innervation. Un muscle postural a trois caractéristiques. Il est doté de fibres courtes dont la section sera large avec un angle de pennation ouvert. Les SlowTwitchs forment des unités motrices lentes de type I. Ce sont des fibres rouges au métabolisme aérobie reliées à un motoneurone de petite taille. Elles prédominent dans les muscles posturaux.
Les fibres de type II B sont intermédiaires et peuvent évoluer mécaniquement ou métaboliquement selon la nature des sollicitations.
Les fibres de type II A sont blanches avec un métabolisme glucolytique.

Rarement superficiels, plus subtils, les muscles de la statique sont en activité tonique presque permanente. Un tonus normal doit être suffisamment élevé pour servir de soutien mais assez modéré pour permettre le mouvement. En cas de stress ou d’agression, leur tonus augmente. Ils sont nombreux dans les membres inférieurs, le dos, le cou.
Les muscles dynamiques sont nombreux dans les membres supérieurs, les doigts, la langue et généralement placés sous la peau. « Quand ces muscles travaillent, ils deviennent douloureux. Ce n’est pas un problème pour les muscles statiques conçus pour un travail en endurance »  P.VILLENEUVE.
« Le devenir pathologique des muscles de la statique est donc l’hypertonicité et la rétraction tandis que celui des muscles de la dynamique sera l’hypotonicité et le relâchement »  P.E. SOUCHARD.

Le muscle vieillit d’abord au détriment des fibres rapides. Son ramollissement provoque une diminution de la force (biceps) puis la ptose (abdos) ce qui n’est pas très important.

La rétraction des muscles posturaux engendrera contractures puis tassements (pouvant aller jusqu’à la camptocormie) et enfin perte de l'équilibre, ce qui est plus invalidant.

Les muscles dynamiques sont faits de fibres blanches rapides de type II au métabolisme glucolytique. Ils sont responsables des mouvements. Les autres muscles sont plus profonds.
Où sont ces muscles profonds, dits posturaux ?

.  L’EPAULE
        La coiffe des rotateurs : Comme pour l’antilope ou le poulain qui vient de naître, les premiers muscles péri-articulaires posturaux sollicités chez nos nouveau-nés sont ceux de l’épaule et du cou. A plat ventre, il tente de se redresser. C’est sa première posture, ses premières pressions intra-articulaires ressenties. Auparavant, les nombreux mouvements de ses 4 membres n’étaient pas anti-gravitaires. Mettre l'enfant systématiquement sur le dos retarde son développement. « C’est illogique et source de futures scolioses »  Marylène Baugin.
Comment ferait un nouveau-né pour ramper jusqu’au sein ?
         Nos muscles suspenseurs du membre supérieur sont les anciens muscles statiques de la quadriplégie. Cette épaule est l’articulation la plus souple du corps humain. Elle travaille en suspension et traction, ce qui engendre une sollicitation importante des muscles courts, stabilisateurs que vous propose de travailler Alain PROST (main d’or pour ses travaux sur l’épaule).
         Le nombre de mouvements quotidiens de l'épaule dominante est : 12 000.
Très mobile, peu emboîtée, la stabilité de l’épaule dépend de la tension de la coiffe des rotateurs qui stabilisent la tête humérale au centre de la glène.« Une bille sur une soucoupe » CASTAING. Et pour ne pas souffrir de l'épaule, il suffit de garder la bille au centre de la soucoupe dans tous ses mouvements.

      Si la mobilité de l’épaule dépend des muscles longs, le recentrage actif dépend des muscles courts : supra-épineux, infra-épineux, petit rond, sous scapulaire et long biceps dans sa partie intra-articulaire. D’ailleurs, vis-à-vis du deltoïde, le supra-épineux est plus « centreur » de la tête humérale que starter de l’ABD. Il est aussi tenseur de la capsule. Les ligaments eux-mêmes étant plus des renforcements capsulaires que des liens indépendants.
            En conclusion, sous les futurs muscles dynamiques, au fin fond de l’épaule, tout est prêt pour que l’enfant à plat ventre se redresse pour la première fois.

. LE COU ET LA COLONNE VERTEBRALE
On a vu que depuis Sapiens, la vision périphérique était l’objet d’un traitement cérébral accéléré que permettent les muscles posturaux du cou.. Le cou est une adaptation à la vie terrestre. Les poissons n’ont pas de cou.
Tout changement de position entraîne une variation de l’activité tonique posturale et c’est au niveau du cou que ces changements sont les plus spectaculaires
Expériences de Magnus, 1924 :
-Chez le nouveau-né: l’extension de la tête provoque l’extension des quatre membres.
-A douze mois et à quatre pattes: l'extension de la tête entraîne la flexion des membres inférieurs.
-En décubitus dorsal: tourner la tête d'un enfant de douze mois provoque une extension du membre supérieur côté visage, et une flexion simultanée du côté nucal.
L’innervation gamma est largement prédominante dans la musculature cervicale. « Ces muscles ne sont pas habituellement sous la dépendance de la volonté »  Eric Viel. Les noyaux vestibulaires sont sous le contrôle du cervelet et par feed back modifient  le tonus. C’est dans l’archéocerebellum du cervelet que se situe le centre de l’équilibre ou mieux de la position de la tête dans l’espace, facteur d’équilibration. Occiput, atlas, axis forment un véritable cardan articulaire sous la dépendance des muscles nucaux profonds.
La force musculaire du cou est sans intérêt. Le plan postérieur doit cependant être endurant. L'innervation gamma prédomine dans les muscles du cou, les fibres  I  aussi.
La musculation contre résistance est le meilleur moyen de faire mal. "Avoir un cou de taureau" ne sert à rien, sauf rugby, football américain et boxe poids lourds. Le 18 juin 2005, le bouclier de Brennus est en jeu. Le pilier remplaçant du stade français a 20 ans et va entrer sur le terrain. Sur la touche, des contractions isométriques, multiples et multidirectionnelles préparent le cou de B.KAYSER à l’effort. Les contractions isométriques sont brèves, les mouvements du kiné devant surprendre le patient sans le stresser. En relâchant inopinément, on provoque une réaction de rattrapage vigilante. Résister-Lâcher-Réagir (R.L.R. du Docteur REVEL).

Autre muscle postural original, le petit dentelé posturo-supérieur est « un verrou qui empêche C7 et T1 de basculer vers l’avant » Michel DUFOUR.
 Chez le quadrupède, le dentelé postérieur couvre la paroi du thorax, sert à suspendre la cage thoracique tout en solidarisant les côtes. Chez l'homme, situé sous le trapèze et le petit rhomboïde il s’insère : épines C7-T1-T2-T3 en haut, les 4 premières côtes en bas. « Sa dissection révèle un muscle très court, presque transparent, situé profondément, très fibreux et parfois dépourvu de fibres musculaires se résumant alors à une lame aponévrotique. Il a une morphologie penniforme. Bref ! Le mouvement n’est pas sa vocation ». Michel Dufour
 Les muscles du dos sont peu corticalisés, ceux qui relient deux vertèbres encore moins et toutes les chaînes musculaires passent par le diaphragme.
Interépineux intertransversaires épitransversaires, les muscles vertébraux postérieurs profonds, courts sont de véritables ligaments actifs de la colonne vertébrale, au contact direct des vertèbres.
Le plus simple est le transversaire épineux. Selon P.E. SOUCHARD à Montréal, c’est le muscle le plus archaïque puisque n’ayant subi que peu de modifications depuis les reptiles.
« La stimulation extéroceptive de l’apex crânien favorise leur recrutement à l’image des africaines portant des charges sur la tête »  K.KERKOUR.
Fermer un peu les yeux, déséquilibrer un peu la personne et mettre en tension la nuque sont sources de stimulation posturale. « C’est différent de l’auto-grandissement qui, lui, sollicite les muscles longs par étirement »  P.RABISHONG, Montpellier.

. LES ABDOS
D'abdominaux formés intelligemment, dépends votre silhouette et la forme du sportif.
Le temps de l'hérésie est terminé, il y a du nouveau. Le grand droit et les obliques sont stabilisateurs plus que dynamiques disaient déjà P.DELORME au congrès SFKS Paris 1986.
Arrêtez le massacre est le titre du livre du Dr De Gasquet (décembre 2004).
Pas besoin de grands mouvements pour faire des abdos, ce sont des muscles proximaux qui nécessitent un travail statique. Leur synergie avec les dorsaux fixe le bassin. Ils évitent que l'énergie soit dépensée par un corps qui se déforme. Ils permettent de courir et rebondir sans s'effondrer sur le sol. « Cela se voit, cela s'entend » F.VICTOR. En Suisse,il propose de respecter la courbure physiologique lombaire, avec un système Spine Position (gonflé à la pression de 40 mm de Hg). Les pompes sont utiles si on ne plie pas les coudes . Il faut cesser de faire des courants d'air : « On ne prépare pas un marathon avec un vélo » F.VICTOR. Les abdominaux réclament du gainage et non des mouvements de grande amplitude. 
Le transverse : un muscle strié original et paradoxal. Il fonctionne comme un muscle lisse .
-          une structure de muscle dynamique et un comportement de muscle statique dont la contraction échappe à la volonté (éternuement, vomissement, contractions lors de l’accouchement).
-          Les deux transverses sont les muscles les plus profonds de l’abdomen en haut et les plus superficiels en bas
-   Avec les obliques le transverse est notre ceinture naturelle. En solidarisant les membres inférieurs avec le tronc il permet d’être précis lorsqu’il s’agit de lancer loin et fort ou de donner un violentcoup de pied . Muscle de l'expiration active le transverse entoure et contient les viscères..
Si élévation du bras, les transverses entrent en activité avant le deltoïde « Le corps prévient ainsi le déséquilibre du mouvement qui va suivre » Dr Bernadette De Gasquet mais pour éternuer le premier muscle qui entre en activité est …le mollet. Il anticipe la chute en avant.
Les transverses forment une gaine,  les obliques un corset et les grands droits sont les bretelles du ventre.

. LA HANCHE
Dans une articulation où la co-contraction est la règle, la proprioception est la solution.
Sollicité 12.000 fois par jour aucun muscle de la hanche ne fonctionne en solo, mais en couples de rotation. Aponévrosés et torsadés les muscles rotatoires sont des accumulateurs d'énergie qu'il faut restituer. Un décentrage de la tête fémorale crée la coxopathie. « Les problèmes de hanches sont des problèmes de torsion, pas de compression » François BONNEL congrès  SMATSH à Colmar le 16 décembre 2006. A Montpellier, il met au point un logiciel qui permet de repérer en 3 D le disfonctionnement volumétrique de l'articulation.   
 - Le Psoas : avec ses insertions face antérieure des dernières vertèbres sauf L5, il peut créer des problèmes de lordose, évitons de le solliciter au cours d'un travail abdominal.
Profond dans ses insertions hautes, il y a un risque de psoïte suite à l’inflammation du colon. «Une psoïte répétitive peut provoquer une scoliose » J. P. Hortoland, qui propose de vermifuger les enfants lors de la reproduction des vers, c’est-à-dire 2 jours avant la pleine lune. Pensez aussi que les douleurs intestinales peuvent être dues à un étirement du péritoine et non pas à une irritation de l’intestin, lui-même insensible (Neurophysiologie, Tome I )
La contracture du psoas peut être la cause d’un faux membre court. En synergie avec le muscle iliaque du côté opposé, il peut provoquer une pseudo-rotation du bassin. «  Une manipulation résout le problème »J.P.Hortoland.
   - Le Pyramidal : rotateur externe, véritable « poubelle de l'organisme » selon Chaudruc, il est sensible aux infections ORL.

Il faut privilégier le travail de tous les muscles pelvi-trochantériens qui tiennent l'articulation de la hanche  en place et le bassin horizontal. Ils sont souvent négligés dans les programmes de renforcement musculaire.
 Pour une coxarthrose, la poursuite d’une activité légère facilite le maintien de la fonction. C’est une erreur de recommander le repos. Le cartilage s’use à ne rien faire. Mais que faire ? 
-1-Le mouvement actif, varié, intelligent ou passif va créer une visco-supplémentation. et ce liquide synovial éliminera les débris de cartilage prisonniers  de l’articulation en les désagrégeant.
-2- Le cartilage exige la pression de la proprioception pour se régénérer.
Immobiliser une hanche de lapin blessé entraîne la mort définitive du cartilage. L’arthrose va galoper pas le lapin et celui qui continue à gambader cicatrise plus rapidement. Ceci reste vrai pour une hanche opérée « Le seul ennemi de la prothèse est le surpoids » Jean-Henri JEAGER, congrès  SMATSH  Italie 2006.

.  LE MEMBRE INFERIEUR

  1 - Le soléaire à dominante fibres lentes est un muscle tonique conçu pour le travail en endurance. Quand vous faites du vélo, il est d’abord recruté ; si la vitesse augmente, son activité diminue, le jumeau interne prend le relais. Il y a donc un ordre de recrutement pour ces muscles synergiques en fonction de  l’angle d’attaque :
-  genou fléchi, privilégie le soléaire mono articulaire
-  genou tendu, privilégie les jumeaux bi articulaires
Exception faite des sprinteurs, les cyclistes professionnels que j'ai soigné étaient faibles en jumeaux et forts en soléaires, les volleyeurs aussi.
Selon Y.Chatrenet, si on réduit au minimum la participation des gastrocnémiens (muscles phasiques). Le renforcement du soléaire en chaîne cinétique fermée est un bon préalable à la récupération musculaire dans les ligamentoplasties.
    2 - Fléchisseurs et extenseur des orteils: Profonds au contact de l'os, leurs sollicitations excessives laissent des empreintes sur la fibula.
    3 - Le jambier postérieur, très allongé, « collé » face postérieure du tibia  et d’aspect  penniforme, il s'insère sur tous les os du tarse sauf  bien sûr l’astragale,  et sur tous les métatarsiens sauf les 2 extrêmes
( 1et 5). Ce que feront CPL : base du 5ème méta et surtout LPL, base du 1er métatarsien.
   4 - Le LPL : il creuse et soutient la voûte plantaire. C'est son rôle physiologique essentiel. Il permet aux os qui la composent de prendre la position idéale pour un minimum de pression à son sommet, véritable clé de voûte.
LPL + Jambier postérieur forment un étrier soulevant littéralement le tarse antérieur.
Le LPL agit sur 2 arches du pied (interne et externe) et un arc transversal (le médian). Tous les os qu’il soutient sont en suspension :
            Le scaphoïde, clé de voûte de l’arche interne est 1,5 cm au dessus du sol.
            Le 2ème cunéiforme faîtière de la voûte vers l’avant et clé de voûte de l’arc transversal médian.
            Le cuboïde, entièrement suspendu 5mm au dessus du sol (Kapendji).

   5)- Tendon d’Achille : déjà en 1986, le Dr TALBOT de l’équipe de France de Tennis s’étonnait : « véritable aberration de la nature, il réunit trois muscles aux fonctions et innervations complètement différentes » (Congrès SFKS). Le tendon d’Achille est spécifique de Sapiens et permet l’endurance.
 « Le pied est une  véritable œuvre d’art, un chef-d’œuvre » (Léonard de Vinci).

CONCLUSION :
The core muscles align spine ribs and pelvis .The fitness community has turned its focus from the A.B.S. to the C.O.R.E …. Il était temps !
 La proprioception ne renforce pas les ligaments ; elle améliore les voies réflexes des muscles posturaux.
Bernstein définissait la posture: « Readiness to move », être prêt à bouger.
Le mouvement n'est qu'une succession de postures. « L'activité tonique posturale permet le geste économique inconscient qui prépare et rend efficace le mouvement volontaire » Dr J.BARON




 MUSCLES  DYNAMIQUES  et  MUSCLES  POSTURAUX


            Muscles de type I
         Muscles de type II
Muscles posturaux ou toniques
Muscles dynamiques
Muscles lisses
Muscles Striés
Muscles involontaires
Muscles volontaires
Muscles antigravifiques
Muscles gravifiques
Fibres lentes
Fibres rapides
Slow twitchs
Fast twitchs


                   
                  I

                    
                     II

Fibres
Rouges
Blanches
Motoneurone α
Tonique
Phasique
Diamètre du motoneurone
Petit
Grand
Métabolisme
Aérobie
Glucolytique
Ordre de recrutement
Premier
Deuxième
Chronaxie
Basse
Elevée
Rhéobase
Elevée
Basse



Capillaires
+++
+
Myoglobine
+++
+
Mitochondries
+++
+
Présents dans les membres inférieurs
+++
+



Présents dans les membres supérieurs
+
+++
Exercices intenses
+
+++
Vitesse
+
+++
Puissance
+
+++

 Certains  muscles dits intermédiaires peuvent se transformer mécaniquement ou métaboliquement selon la nature des sollicitations.

Les muscles de type 1 sont :Profonds,dans les gouttières vertébrales ,au contact de l’os,économiques en énergie ,contrôlés par le cervelet et adeptes de la co-contraction. Souvent localisés dans :le tronc le cou la racine des membres ils occupent une petite surface sur l’homoncule de PENFIELD.

Les muscles de type 2 sont :Superficiels sous la peau,  gourmands en énergie, contrôlés par le cortex,
adeptes des contractions isolées .Moteurs des articulations distales ils occupent une grande surface sur l’homoncule de PENFIELD.
                              
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                
                              

                                  REPARER UN MUSCLE                      

                                                                      Chaud, froid, P.R.P.  S.A.C. ou  P.E.G. 

Pour nous permettre de tenir debout le muscle a un besoin permanent d’alterner relâchements et contractions car l’immobilité complète d’un muscle le tétaniserait.
Un allongement du muscle au-delà de sa limite n’est plus un étirement mais une élongation.
Déchirures et claquages ne sont pas des ruptures cellulaires mais des disjonctions de deux biomatériaux (la myoglobine et le collagène) à leurs interfaces. Le vitrail est disjoint, les parties vitrées intactes.
 En cas de blessure faut-il du chaud ou du froid ?
                   « La trilogie Courbatures Contractures Crampes correspond à trois degrés de contraction permanente des fibres musculaires. » Alain ROUX (SFKS Le Mans). Cette asphyxie ou engorgement musculaire sans rupture de fibres se soigne par la CHALEUR.
                
 Pour la trilogie Béquille Claquage Déchirure avec hématomes : R.I.C.E
c’est à dire: Refroidir   Immobiliser   Comprimer   Élever  le membre blessé.                                                                                                                                                                                                
Les  macrophages  nettoient. Il faut 8 heures (aux macrophages neutrophiles) pour éteindre l’inflammation et phagocyter les cellules mortes. En dehors du repos il n’existe aucun moyen  d’accélérer le processus naturel; seulement des conseils pour ne pas le retarder.
              Aujourd’hui et pour  gagner du temps, certains baignent le tissu musculaire déchiré dans un ‘ facteur de croissance’.  Platelet Rich Plasma (P.R.P ) directement injecté sur le muscle  accélèrerait la multiplication de nouvelles cellules .
              En Espagne le docteur Mikel SANCHEZ arrose la blessure de petites infiltrations, réinjectant les plaquettes du patient qui se retrouve ainsi auto-tranfusé par voix percutanée. Il applique le même traitement pour soigner les tendinites du Benfica de Lisbonne et de Nadal..
              A la Mayoclinic de Rochester (U.S.A.) injecter P.R.P.dans le tissu pour le cicatriser s’appelle Blood  Spinning.  Platelet Rich Plasma est un plasma de plaquettes sanguines centrifugées, ozonifiées  additionnées de calcium…
             A Dusseldörf le docteur Wehling centrifuge le sang pour prélever l’orthokine (le récepteur antagoniste de l’interleukine) et réinjecte ce Sérum Autologue Conditionné dans l’articulation.

Le S.A.C. pour le cartilage, les P.R.P. pour muscles et tendons, du P.E.G. un gel dérivé du pétrole à injecter dans les épaules , reste l’acide hyaluronique ou un extrait organique de crête de coq pour un effet chondroprotecteur et antalgique des cartilages.  Pourtant…
«  si vous êtes pressés, allez doucement. Stretching, massage et diététique vont permettre à la cicatrisation de suivre son chemin le plus court et diminuer la sensation de douleur » The effect of massages (Étude new-yorkaise, 2003).
L’entraînement est une succession de blessures non douloureuses. Dans le mille-feuille myoconjonctif, la lésion musculaire n’existe pas. C’est un triptyque : muscle, cloison et jonction musculo-aponévrotique.   « Quand  il y a 2 biomatériaux c’est à l’interface que çà pète », Dr SYLVESTRE à Bordeaux.
S’il y a lésion de la cloison centrale du muscle: REPOS.
S’il y a lésion de la cloison périphérique du muscle : CONTENTION (qui peut permettre de reprendre).
La rééducation réoriente le collagène. L’image donne le délai  « Nous sommes machine et opérateur dépendants » Arnaud BRUCHARD, A.K.S.O.  Locarn 2005.

Au niveau tendineux et ligamentaire, le désordre histochimique se corrige avec :
                                        
                                    Etirement + Travail Excentrique + Proprioception

Devant un tennis-elbow ou une épicondylite : traitement du tendon, peut-être ; traitement du geste, sûrement. Une entorse inhibe les muscles dynamiques et tétanise les muscles posturaux. Le mollet guérit moins vite que la cuisse.    
      Dans les vestiaires professionnels, après une compétition, la mode est au décrassage ou 10’ de vélo + bain glacé + étirements + plateaux vibrants + 5’ de surélévation des jambes  + avant la pressothérapie et les bas de contention.
      Les bas, la pressothérapie et les récupérations actives ne sont pas indispensables; la mode des plateaux vibrants va passer. Effet de mode, elle aussi, la cryothérapie totale s’installe. Elle vous plonge dans un air sec à – 120 degré. Venue de Pologne, cette mode va s’imposer quelque temps chez nous et s’épanouira puis s’évanouira dans une Thalassothérapie fourre tout.
     
Retenez:
-       les glaçons nécessaires plusieurs fois par jour
-       les étirements
-       les massages réflexes plantaires pluriquotidiens et faciles à faire soi-même avec un boulier sous la table.
-       les exercices proprioceptifs (contractions synergiques des muscles)
-       le travail excentrique modéré.
 
      -     L’homéopathie : ARNICA

-       L’allopathie :  Comme pour les tendinites, finis les anti-inflammatoires. « Ils retardent la cicatrisation dans les premiers jours et sont anti-oxydants à long terme, donc à proscrire sauf en application locale»  Dr PASQUIER, U.S. du Mans ( A.K.S.O. Rennes 2006). Pas d’anti-inflammatoires les trois premiers jours. Laissons faire les macrophages; la fenêtre de tir est au troisième jour.
     Pour l’arthrose du genou: « placebo, paracétamol ou dix mille pas par jour donnent le même                          résultat » (ètude anglaise 2015). « L’exercice physique modéré quotidien vaut mieux que     paracétamol » Pr M. DOUGANOS (hôpital Cochin 2004).
     L’anti inflammatoire éteint le signal d’alarme.
   
       -    L’acupuncture :    Ses effets sont favorables, mais placer les aiguilles au hasard s’appelle ‘SHAM  ACUPUNCTURE’ et cela donne de bons résultats ! « Suivre les méridiens ne donne que 3 % de meilleurs résultats. » (German acupuncture,  Archives of international médecine 2007).

 Après une blessure ou une immobilisation ayant entraînée  une fonte musculaire, soyez inventifs.
       La rééducation proprioceptive utilise vos réflexes. Genoux fléchis sur un sol instable, « mi-clorez vos                                           yeux »dirait Alphonse ALLAIS.
       Les exercices excentriques sont «générateurs d’explosivité et de vitesse»  R. DESLANDES.
       « le travail excentrique précoce, c'est génial », Arnaud BRUCHARD. 
       « Le travail excentrique à vitesse lente favorise la cicatrisation musculaire »  Dr.J.M.FERRET.
       Ce travail d’étirement d’un muscle déjà contracté Bob COOLEY l’appelle R.F. (resistence-flexibility)                                   
Se lever est un travail dynamique;  s’asseoir est un travail excentrique                                 

 L’augmentation de la force dépend d’abord de facteurs nerveux. Il suffit de constater que la récupération de la force d’un blessé précède toujours la récupération de son déficit musculaire. « L'immobilité affecte d'abord les muscles antigravitaires, le soléaire avant les gastrocnémiens. Le muscle répond à l'entraînement, d'abord par une amélioration des facteurs nerveux » Annie GOURIET..                                                                                                                                                                                                                                                                         

Si le style n’est pas fluide, la puissance vous expose aux blessures                                                                                                                                  
 Power ?  non !            Balance ? ( ce qui, en anglais, signifie équilibre)   oui !                   

Au niveau tendineux et si nous prenons l’exemple du tennis-elbow du joueur de tennis : traitement du tendon ?  peut-être?   Traitement du geste?  Sûrement ! Chaque blessure doit être traitée deux fois ; cicatriser puis programmer un nouveau geste. Médicaments  ET  changement du comportement.
Avec la proprioception, organisons le jeu subtil et alternatif de tous les muscles d’une articulation avant d’hypertrophier un groupe musculaire. A Montpellier, le logiciel de volumétrie du Professeur F.BONNEL vous y aidera. « La hanche nécessite des co-contractions musculaires » Colmar, Congrès SMATSH, Décembre 2006.     

Pour organiser subtilement cette synergie il faut repasser par la case cervelet, trois hommes l’ont fait :

      -   Ch. NEER aux U.S.A. enseigne de récupérer d’abord les mobilités globales par auto mobilisation.
Exemple : élévation des 2 épaules mains jointes coudes impérativement déverrouillés et les yeux fermés.
      -  En 1974 un provocateur génial utilisait la réflexothérapie pour soigner les accidents musculaires. « Pourquoi ? C’est un point d’interrogation » disait-il. Ostéopathe des pilotes de formule 1, Jean-Pierre MOREAU fût aussi le précurseur du stretching en France et finit par s’y consacrer entièrement.
       - Enfin NOAKES en Afrique du sud pour qui les accidents musculaires sont dus à un dysfonctionnement du S.N.C.. (Lore of  running, 2006)
      La crampe : est un mécanisme de protection pour garder une perfusion suffisante des organes vitaux
(poumons, cœur et cerveau) ou bien la fatigue provoquerait  une erreur dans le contrôle nerveux ce qui tétanise le muscle.
      Pour l’accident musculaire : Le cerveau cesserait de cautionner l’excès de travail et le cervelet  la mauvaise qualité du geste.
       Dans tous les cas le système nerveux est responsable de la blessure .


Chaud, froid, PRP et SAC sont possibles  mais n’oubliez pas la rééducation réflexe . Elle a un nom :             

                                                                  Proprioception.


















                        ETES-VOUS AU COURANT ?
LA BLESSURE EST-ELLE MECANIQUE OU ELECTRIQUE 

  • Au niveau articulaire : 4 dates et 1 siècle.
1906 : SHERRINGTON invente la proprioception. L’interaction entre toutes les articulations permet d’établir une posture.

1966 : FREEMAN s’intéresse aux récepteurs périphériques qui déclenchent les réflexes de protection de la cheville. Si une désinformation unilatérale des mécanorécepteurs articulaires périphériques entraîne la perte de stabilité;  c’est l’entorse.

1998 : J.L. THONNARD  après vérification myoélectrique, les récepteurs périphériques n’ont pas le temps de déclencher une réponse musculaire. Le réflexe myotatique d’étirement est donc insuffisant pour protéger l’articulation.

2006 : CHANUSSOT, FORESTIER et TOSCHI : ce réflexe aide à programmer « un standard de référence d’anticipation » mis en place au niveau central au cours de l’apprentissage psychomoteur que Temple FAY appelait déjà pattern et qui serait pré-programmé dans le système nerveux. Si le mouvement est conforme au standard pré-enregistré, pas de problème. Sinon, traumatisme. C’est le Système nerveux qui décide. Le verrouillage nécessite une capacité d’anticipation. Un pattern est une programmation neurologique pré-établie par des réseaux de neurones.
Une partie du cerveau se cache dans les articulations : les récepteurs sensoriels branchés sur le cervelet. S’il est informé tardivement le cervelet répond ‘entorse’. Il faut engranger la programmation neuro musculaire très tôt dans le cerveau avant l’âge de deux ans, quand les réflexes archaïques sont remplacés par les mouvements coordonnés. Les patterns neurologiques mis en place à cette date permettront une efficacité du muscle et une économie d’énergie.
Une raideur active de la cheville est nécessaire pour s’opposer au mécanisme de lésion. On peut l’obtenir en sollicitant les muscles éverseurs (CPL et JPL) dans  les conditions proches des activités naturelles avec déplacements linéaires ou réception de sauts, plateaux de Freeman et trampolines plutôt que steppers et plateaux vibrants.

Cinq exemples d’exercices articulaires de la cheville :
  1. marcher sur le sable mou, pieds nus, yeux fermés.
  2. debout au bord d’une marche d’escalier, descendre un talon vers la marche du dessous.
  3. quitter un sol dur pieds joints et atterrir avec un seul pied sur un trampoline.
  4. CHANUSSOT à Chantilly et TOSCHI en Savoie ont créé une orthèse déstabilisante MYOLUX   «  qui permet d’augmenter la pré-activité des muscles éverseurs en respectant leur chronologie d’intervention ».
  5. Plaquettes Proprio-Foot  et plateau de Freeman

Entorse : On ne sait pas renforcer un ligament autrement qu’en améliorant les réflexes. Il faut réveiller les capteurs endormis par une immobilisation. Il ne faut pas écouter les mensonges de la cheville.
  -Danger : Quand la musculature est récupérée les symptômes disparaissent. Le ligament  semble cicatrisé mais, déprogrammé de ses patterns le patient rechute.
  -Certitude : La chirurgie ne sert à rien.                                                                   


  • Au niveau sanguin
Les neurones ont besoin d’oxygène et de glycogène. Le cerveau (2% de notre corps) consomme 25% de notre O2 et il ne dispose d’aucune réserve de glycogène.
« Le cerveau est un gros consommateur d’oxygène, de glucose, d’oméga 3 et de vitamine C. Si un nutriment lui manque, il se sert dans le sang en premier et se l’accapare au détriment des autres tissus, ce qui fragilise muscles, tendons et ligaments » J.M. BOURRE, La diététique du cerveau.
  Quand le manque d’oxygène déclenche une vasoconstriction des fibres lisses des vaisseaux et capillaires cérébraux, le cerveau peut dire stop ! A.V.C. !
Ne forcez pas . Savez-vous que selon Eric LAROSE (Laval University) au Canada : « le marathon endommage 2 des 17 segments du ventricule gauche » ?

  • Au niveau musculaire
Les muscles dynamiques dépendent de l'aire 4 de Broadman. Les muscles toniques dépendent du cervelet.
Le paléocervelet règle le tonus musculaire et les muscles toniques se déchirent rarement.
Les accidents musculaires touchent plutôt les fibres rapides des muscles dynamiques à la jonction muscle-tendon ou à la jonction fibrille musculaire-aponévrose. C'est à dire aux interfaces

En Afrique du Sud : Pour le Dr. SCHWELLNUS à Capetown, la fatigue provoque une erreur dans le contrôle nerveux des muscles. Le nerf moteur peut devenir hyperactif et l’inhibiteur ne plus envoyer suffisamment de signaux. Le muscle se tétanise. Plutôt que due à un désordre hydrique, minéral, un excès de lactates ou un manque d’oxygène, la cause de la crampe serait neurologique.

Pour le Dr.Tim NOAKES, c’est le cerveau qui déclenche l’accident musculaire. Le cerveau cesserait de cautionner soit l’excès de travail musculaire commandé par l’hémisphère cérébral soit la mauvaise qualité du geste géré par le cervelet. Au cours d’une crampe le système nerveux fait sauter le fusible d’un muscle épuisé qui reste pourtant capable de contractions puissantes si électro-stimulé.
Avec la biopsie musculaire NOAKES recherche le glycogène. Il en reste ; le corps pourrait poursuivre. C’est le cerveau qui dit non.
Sa priorité ? Protéger le cœur. Pour se réserver l’oxygène et le sucre dont il a besoin, le cerveau du marathonien peut lui couper les jambes au 30ème kilomètre. C’est le mur !
Idem si vous êtes euphorique, l’athlète sur un nuage ou s’il y a trop d’endorphines.
    Dans tous les cas de figure, le responsable s’appelle Système Nerveux seul capable d’anticiper la lésion. Le cerveau se tient informé de l’état général et musculaire et il adapte sa réponse. Le Système nerveux fixe les limites de l’effort plus que les facteurs mécaniques.

Guillaume MILLET stimule électriquement les muscles des concurrents à l’arrivée de l’ultra-trail du Mont Blanc : il reste 30% d’énergie dans un muscle considéré épuisé par le coureur.
 « La fatigue est essentiellement située dans le système nerveux. Chaque fois qu’il perçoit un risque le cerveau réduit la voilure » (Ultra-trail plaisir  ed.Outdoor 2013)

« Je suis convaincu que tout se passe dans le cerveau ; se blesser est une façon pour le corps de rendre un échec acceptable » Yann Bonato

Pour tout renforcement musculaire l’amélioration des facteurs nerveux précède l’augmentation du volume. Rééduquez les muscles posturaux avant les dynamiques, les extenseurs avant les fléchisseurs, les spinaux avec des exercices réflexes,  les abdominaux en gainage

Conclusion

Mécanisme de défense, la douleur réclame :
            une réorganisation de vos habitudes et de votre style
            une modification du volume d’entraînement et de son intensité

En 2007, le cerveau organise notre système de défense. La blessure serait neurogène avant d’être myogène. Le mécanisme des lésions articulaires et musculaires serait électrique avant d’être mécanique.
L’archéocérebellum règle l’équilibre (oreille interne). Le paléocerebellum ajuste le tonus musculaire (fnm). Le néocerebellum coordonne le mouvement (aires associatives). Un trouble dans la vigilance nerveuse entraîne un manque d’anticipation. L’origine centrale serait responsable de l’entorse ou du claquage.
Votre force n’est pas proportionnelle à votre volume musculaire, elle implique aussi des patterns extra-pyramidaux.
Sommes -nous bien conscients que quelque part entre nos 2 cerveaux et 1 seul schéma corporel, la clé de la pyramide est extrapyramidale.


                  
                























                   EN ETES-VOUS BIEN CONSCIENT ?


« La mobilisation des aires cérébrales préparatrices au geste précède le désir conscient d’agir »  B. Libet
Le cerveau s’allume avant la décision d’agir. Ce « potentiel de préparation » est un processus cérébral qui précède l’action motrice.

L’imagerie cérébrale qui permet de voir le cerveau en action et en temps réel le confirme.
1-        Dans un premier temps, la zone frontale située en avant stimule le cortex pariétal situé en haut et en arrière du crâne.
2-        Dans un deuxième temps, le cortex pariétal active le cortex moteur situé devant lui (aire 4 de Broadman) et lui demande d’effectuer l’action mais vous en êtes toujours ni conscient ni averti.
3-            Troisième temps: « Le cortex moteur informe en retour le cortex pariétal de la nature précise du mouvement qu’il a choisi d’exécuter » Dr. Sirigu (Lyon). « C’est la réception de cette information par le pariétal qui génère la conscience de vouloir appuyer sur le bouton ». Vous décidez d’agir et pourtant il y a déjà eu trois trajets électro-chimiques d’effectués dans le cerveau (en 550 millisecondes). Quand les deux zones se sont mises d’accord, vous avez enfin la sensation d’effectuer le geste.
4-        Deux cents millisecondes seront encore nécessaires pour faire exécuter le mouvement par les muscles. C’est le temps de réaction du sprinter.

« La fausse note du pianiste apparaît sur son Electro-Encéphalo-Gramme 100 millièmes de secondes avant d’être jouée par erreur »  Clemens  Maidhof  ( Helsinki ).
L’image enregistrée de  « la trace du geste »  apparaît avant l’exécution du mouvement. Le neurobiologiste anglais P. Haggard, en Juin 2005 et les travaux américains le confirment :« l’exécution d’un geste est initié par notre cerveau indépendamment de notre conscience ».

Lorsque nous éprouvons la volonté de faire un geste, certaines zones du cerveau l’ont déjà décidé à notre insu. Enregistrée, la trace du geste apparaît avant l’exécution du mouvement. La fausse note du pianiste du pianiste apparaît sur l’E.E.G. cent millièmes de seconde avant d’être jouée. La mise en place de nos gestes est donc inconsciente et nous disposons des 200 millisecondes du temps de réaction pour envoyer un droit de veto directement du cortex frontal au cortex moteur, sinon le mouvement s’exécute.
 Il y a fort à parier que l’efficacité de votre geste dépend de l’efficacité du cortex pariétal dans les 550 millisecondes qui précèdent votre décision d’agir. Patterns et pré enregistrements n’y sont-ils pas camouflés depuis notre enfance ?
Le cortex pariétal est la seule zone concernée deux fois, véritable donneur d’ordres inconscients, véritable « superviseur ».
Bonne nouvelle : la diffusion de messages TV subliminaux était une imposture imaginée pour sauver une agence de pub américaine en faillite.
Mauvaise nouvelle : le neuro-marketing s’adresse directement au cerveau reptilien (notre vieux cerveau) car c’est lui qui décide. L’argument peut faire sourire mais la neuro-économie utilise cette idée simple. Pour les annonceurs, les spots publicitaires sont « du temps de cerveau humain disponible » Patrick Lelay, TF1. Si on les laisse faire,un jour il restera un peu de sport  entre les spots…!
Autre détail amusant, les effets placebo sont trois fois plus importants à Oslo qu'à Londres. En êtes-vous bien conscients à Paris ?

                                Benjamin Libet  (Université de Californie 1983)
                                Angela Sirigu  (Institut des Neuro-Sciences Lyon 2004)                                                                                                                                                                                 
                                Patrick Haggard (University of London 2005)
                                Clemens Maidhof (Universiy of Helsinky 2009)







     DEUX CERVEAUX, UN SEUL SCHEMA CORPOREL

                        Quelque part entre nos deux cerveaux, se construit l’équilibre.
Seul 4% de la surface de notre cerveau nous obéit. Une partie du cerveau droit commande notre hémicorps gauche, la partie symétrique du cerveau gauche commande notre jambe et bras droits. Ces deux surfaces réunies n’occupent que 4% des hémisphères cérébraux et s’appellent Aire de Broadman où un petit homoncule de Penfield vous y attend pour montrer le point de départ de chacun de vos muscles dynamiques. Les 86% restant lui échappent, et là, tout s’y règle de façon réflexe inconsciente. Tout y est possible. Aucun métamère, aucune symétrie.  Sur toute la surface les couches de cellules sont identiques à celle du chimpanzé et du rat. Seule la richesse infinie des aires d’association est propre à l’homme. Quelques grandes lignes directrices se dégagent.        
Le cerveau droit est émotionnel, artistique visuel et spatial ; l’équilibre et la vue s’y organisent. Il intéresse plus les posturologues que le cerveau gauche logique, rationnel et scientifique « Dépendante de l’hémisphère gauche la pensée de la main droite est analytique, logique, consciente. La pensée de la main gauche est intuitive, innovante et elle dépend de l’hémisphère droit » Dr J. BRUNER(Harvard University)
            Les cerveaux droit et gauche communiquent par les corps calleux. Dans les jeux, il est important d’alterner pied droit, pied gauche (foot), main droite, main gauche (jonglage). Il est également important d’apprendre aux enfants à ramper, à marcher à 4 pattes (cross pattern) et à nager le crawl. On recense 10% de gauchers dans la population.
Un gaucher a plus le sens du mouvement, le sens du corps car « le contrôle central de l’équilibre est pris en charge par le cervelet et l’aire temporo-pariétale droite » P. Tournier. Il a une prise d’information plus rapide, son aire d’association étant proche de son homoncule. Le traitement de l’information et sa réponse motrice sont dans la même moitié du cerveau. La prise de décision y gagne deux centièmes de seconde. Son temps de réaction est plus court. L’hémisphère droit est aussi celui du rêve. Durant le sommeil, le cerveau gauche laisse le droit tranquille « mais dès le réveil c’est la tyrannie du cerveau gauche. Il reprend son règne. Il est logique, cohérent, rationnel », Edmond WELLS.
« Le chant harmonise les deux cerveaux, le néocortex se mettant au service de la respiration » Michel ODENT, votre bébé est le plus beau des mammifères, ed Albin Michel, 1990.
Le cerveau droit, plus proche du cerveau ancien, est plus émotionnel.
            L’hémisphère droit organise la mémoire visuelle, l’orientation dans l’espace mais aussi les émotions et le stress. On comprend mieux comment la peur de gagner influe sur une balle de match, un point décisif. Le stress et l’équilibre du geste dépendent des cellules nerveuses voisines. «Le cerveau émotionnel envoie des influx plus ou moins inhibiteurs, des arcs réflexes et parmi ces derniers la boucle gamma règle le tonus musculaire»  P. Malafosse  (président du Gemmer).
Dans le cortex préfrontal de l’hémisphère droit, on trouve aussi le « centre du rire ». Sous la prédominance du système para-sympathique, il provoque une cascade d’effets bénéfiques. La sophrologie utilise ces effets bénéfiques. Il y a prédominance du système para-sympathique dans l’hémisphère cérébral droit et ortho-sympathique à gauche.

Résumons-nous :
Le cerveau gauche est objectif. Le cerveau droit des gauchers est intuitif. Le cortex pré-frontal fait la synthèse, mais « il est bon de deviner avant de raisonner » Raymond POINCARRE. Plus la science évolue, plus la latéralité perd du terrain, les aires associatives offrent des possibilités considérables.Un autiste au cerveau non cloisonné a pu extraire des racines carrées et parler 26 langues !
La plasticité du cerveau permet à l’apprentissage et à l’environnement d’utiliser tous les circuits.
La pièce maîtresse de toute gestuelle sportive est le cervelet. Le secret réside dans la qualité de la commande nerveuse.
Demain, les neurochirurgiens établiront peut-être la carte des chemins électro-chimiques empruntés.
Aujourd’hui, il n’existe pas de dichotomie homme-femme, ni de dimorphisme sexuel du cerveau, qui est l’organe le moins sexué du corps humain et seul le volume du cerveau des hommes rétrécirait avec l’âge, pas celui des femmes.






                                LA PYRAMIDE
                          
                          « La clé de la pyramide est extrapyramidale ».     
 La découverte des cellules gliales, dix fois plus nombreuses que les neurones, a fait naître le mythe que nous utilisons seulement 10% de notre cerveau. J'en utilise 100% et vous aussi. « Si Sapiens avait utilisé 10% de son cerveau, il se serait atrophié » Eric HARVEY GIRARD ( Ottawa, mai2005). Certains muscles sont faits pour sourire, d'autres pour pédaler, mais tous sont à la disposition du cerveau.
            Au même âge, les garçons ont plus de puissance que les filles dans le bras dominant pour atteindre une cible éloignée; mais si on change de bras l’avantage disparaît. Tous redeviennent égaux, aussi maladroits les uns que les autres.
             La différence de volume musculaire existe mais, incapable de s’exprimer, elle ne sert à rien. L’enchaînement disharmonieux des articulations empêche la force de se manifester. Trop de frottements empêche la puissance de faire la différence. La mauvaise programmation nerveuse des muscles posturaux empêche la surpuissance masculine de s’exprimer.
            Soufflez dans une sarbacane ; si vous supprimez les frottements le projectile jaillira à pleine vitesse, pleine puissance. S’il y a plus de muscles au départ, il y aura plus de puissance à la sortie à condition que les frottements restent nuls. Dans une articulation le travail proprioceptif favorise le centrage du mouvement .La posture idéale optimise le geste. Recruter d’avantage de muscles posturaux transforme un sport chondrodestructeur en une activité chondroprotectrice. La biomécanique avant les A.I.N.S. Transformer un maximum de puissance métabolique en puissance mécanique c’est le style ! Jusqu’à 33% de gain est possible si le geste est harmonieux. Sinon, la puissance engendrera plus de blessures. Eduquer le système extra pyramidal c’est diminuer les frottements. C’est ouvrir la route pour permettre au véhicule officiel de traverser les carrefours vite et bien. C’est programmer le trafic comme le fait un aiguilleur du ciel. Une contraction volontaire n’est pas suffisante pour déclencher un mouvement. Il faut placer toutes les articulations sur un socle qui permettra ce mouvement. C’est le rôle du système EXTRA-PYRA. Toute la construction musculaire s'organise autour des muscles profonds.
            L’aire 4 de BRODMAN déclenche le mouvement, mais les aires EXTRA-PYRA sont responsables de l’efficacité du geste. Elles sont dites associatives.
Le cervelet, l'oeil, l'oreille interne, les fuseaux neuro musculaires et organes tendineux de Golgi ajustent en permanence le tonus de soutien nécessaire à l’équilibre.
Le néocervelet, dont les connexions avec le cortex pariétal sont étroites, contrôle et coordonne l’activité des muscles que la volonté a oublié d’informer. Pour ces ajustements les axones descendent le long de la moelle pour constituer le faisceau CORTICO-RETICULO-SPINAL-VENTRAL, dans le cordon antérieur et le cordon latéral de la substance blanche avant de pénétrer dans les noyaux moteurs des muscles. Ces noyaux sont situés dans la corne antérieure de la substance grise.
          Si je décide un mouvement : dans le cerveau l'aire 4 donne de départ. Une succession hiérarchisée de protocoles va s’enchaîner automatiquement.
1)        Les aires pariétales en arrière du sillon de Rolando intègrent les informations sensorielles, font un bilan de la position de départ et transmettent le tout au cortex frontal qui exécute le mouvement.
2)            Pendant cette exécution les informations continuent d’arriver de la peau et du muscle. Si le mouvement est ralenti il y a désaccord entre longueur du muscle et celle des fuseaux neuro-musculaires et une première correction s’opère pour un réflexe myotatique. C’est une boucle spinale.
3)        Une boucle corticale espionne en permanence la boucle spinale grâce à deux noyaux thalamiques qui informent le cortex.
            Cette voie ascendante thalamo-corticale régule le mouvement en temps réel et ajuste les contractions en force et en longueur. Le stress pourra à tout moment venir perturber le circuit de ces inter échanges. Jouer « petit bras » n’est pas la conséquence d’un muscle dynamique qui refuse de fonctionner mais une mauvaise coordination des muscles responsables de la précision du geste. L’onde électro-chimique qui conduit l’influx nerveux à la plaque motrice du muscle dynamique n’est pas altérée. Le ballon est frappé fort mais il passe loin de la cible. Seuls les ajustements étaient parasités.
Le stress agirait principalement sur l’influx nerveux des muscles posturaux quelque part entre le cerveau droit le cervelet et les corps calleux.

            EXECUTION D’UN COUP AU TENNIS

1)L’adversaire vient de frapper la balle :
Je décide de répondre par un coup droit ; c’est l’aire 4 de BROADMAN qui commande, tout la haut, au sommet de la pyramide.
   -Première remarque :
Les infos sensorielles sont déjà enclenchées, les yeux sont déjà intervenus. La position de l’adversaire, sa façon de préparer son  plan de frappe et l’expérience vous permettent de prévoir une trajectoire possible. Il y a eu prise d'informations. Selon Gardner et Sheridan, en 1995, l’acuité visuelle est aussi exigeante au tennis que pour le tir au pigeon d’argile et plus exigeante que pour le pilote de formule 1.
Au tennis cela s'appelle « lire le jeu ». Dans un sport collectif c’est avoir « une vision périphérique ».
La vitesse de réaction est cruciale.
    -Deuxième remarque :      
Un amorti ou un contre-pieds sont capables d’annuler ces anticipations. 
Bien analyser, anticiper et décider vite c’est être un bon tacticien.
    -Troisième remarque :                                                                                                                              Sampras, Roddick, Federer …Une personne droitière de la main et gauchère de l’œil directeur est dite croisée et tous les croisés ont un très grand coup droit.

2)La technique :
A la vision périphérique succède la vision focale.
Pendant quelques dixièmes de secondes, ce qui va se mettre en place a été appris à l’école de tennis, vécu à l‘entraînement, expérimenté : prise de coup droit, placement des pieds et des épaules pour ne pas rester face au filet, ne pas quitter la balle des yeux et la traverser au moment de l’impact …
Il est urgent de mettre en place les conseils que Jacques GALISSON, Tonio RIPPALDA et Jean Pôl LOTH  m’ ont inculqués au niveau du club, de la région ou national.
Ne rien oublier c’est être un bon technicien.

3)L’hérédité :
Intervient-elle dans le pourcentage des fibres lentes à la naissance (en moyenne 50/50 chez l’homme) ou pour transmettre une silhouette  aérodynamique ? La part de l’hérédité se situe au niveau des tissus osseux, la laxité ligamentaire, la taille de l’athlète et les  mitochondries peut être. La part mitochondriale héréditaire vient de la mère puisque les spermatozoïdes n'en possèdent pas. Les gènes de l'aptitude au sport s'appellent 160, 109, ACE, PPAR, TITIN... Un volume d’éjection systolique qui diminue faiblement à l’effort prolongé est une aptitude essentielle.

« Avoir une bonne origine », « être bien né», «avoir du sang», sont des expressions souvent entendues à Vincennes dans la bouche d’Emile Brégeon mon grand père. Son dernier cheval, Frère Jacques, « mal né » et « très fautif » n’a jamais rien gagné.

4)La qualité athlétique :
            Là, il est possible d’agir. Un préparateur physique peut vous améliorer puissance et vitesse sans passer par le dopage.
La France est riche de gens compétents, sérieux, curieux, rapidement au courant des nouvelles méthodes et capables de faire la part des choses.
Rodolphe DESLANDES, en province, et Jacques PIACENTA, à Paris, ont vite découvert les bienfaits de la pliométrie du gainage et du travail excentrique.

Deux Exemples :
 -           Stillness haltérophilie :
Rodolphe DESLANDES (UEREPS Rennes) propose à un athlète qui soulève habituellement une pleine charge (150kg)  plusieurs fois, de se limiter à 80 kg sur tapis mousse ou sol instable en une seule flexion maintenue longtemps (isométrie) yeux fermés…!
Le travail isomètrique est amélioré et les frottements articulaires sont diminués.
-          Tennis ,travail du revers :
AVANT: en cage de pouliethérapie, le joueur tirait jusqu'à épuisement sur une poignée à laquelle était reliée une charge de 10 kg.
AUJOURD’HUI :
1) On augmente la charge mais on aide le joueur à la soulever et il n'intervient seul que pour freiner la descente du poids (travail excentrique).
2) On divise la charge initiale par 3 ou 4 et on demande au joueur d’effectuer plusieurs revers de suite dans un court laps de temps.
3) Alternez les 2 modes de travail et soyez inventifs.
Le 1 peut se faire debout, à genoux, demi-fléchi, sol dur, sol mou…
Le 2 peut se faire entrecoupés de contractions isométriques impromptues, yeux fermés…

Déjà en 1987 à Pontivy, T. Rippalda et F.Roche plaçaient une poutre 10X10  sur laquelle le joueur montait pour réceptionner des lancers ou mimer des services.
Au travail répétitif type Hopman  ajoutons le même geste fait à vide sur un stabilomètre ou des sauts légers à reculons (yeux aux ciel) et ralentis (Plyométrie).

 Autres vieux exemples :
Au Stade Rennais, en Junior, H.Guérin me demandait de tenir l’équilibre debout sur le ballon.
Quelques années plus tard, « debout sur un médecine-ball, Jean Prouf et René Cédolin exigeaient de nous l’équilibre sur un pied, le regard horizontal et la main sur le front. »  Robert Rico.
 Au tennis, le service est le geste qui allume le plus de synapses. Il sollicite un maximum de neurones et fait intervenir de nombreuses aires associatives.
Au T.C.ILLBERG, l'espoir français Vincent Thomas, droitier et victime d'une maladie de KINBOCK, entreprit de réapprendre le tennis comme gaucher. Il est parvenu à se reclasser 5/6 .
Au T.C.DINARD, Jean-Luc D'ALMEIDA est capable de servir d'un smatch de revers.
Chapeau messieurs !

Pour diminuer l'usure articulaire génératrice d'arthrose, il faut pré-recruter toutes les fibres musculaires de type 1.
A la Juventus, la salle de musculation est de plain-pied avec le terrain pour alterner les exercices isométriques avec les exercices dynamiques explosifs dans un délai très court.

Le système extra-pyramidal c’est le système nerveux inconscient. Son originalité : « il s’use si l’on ne s’en sert pas et plus on le rempli, plus grande est sa contenance » Glenn DOMAN.

A quel âge pouvons-nous commencer ?
Dès que l’enfant rampe  et  lève la tête pour la première fois.









LA SCOLIOSE

            « La scoliose résulte de défaut d'intégration neurosensorielle dès le plus jeune âge »                                H.M. DA CUNHA
          Les habitudes et positions d'aujourd'hui sont agressives pour les vertèbres. Ecriture, lecture, loisirs asymétriques, postions au travail et conduite automobile ne respectent pas les courbures de la colonne. Elles étaient pourtant indispensables pour construire et arriver à Sapiens.
            La toute première courbure de la vie précède le premier battement cardiaque de quelques jours. Elle concerne le S.N.  Elle se situe au 25e jour du foetus.  C'est l'invagination de sa plaque neurale.
La scoliose apparaît avec la bipédie. L'enfant surprotégé est sur le chemin de la scoliose
Une attitude scoliotique qui disparaît allongé ou en apesanteur ne devient jamais scoliotique. Pas de scoliose chez les chiens ni les chats.
La scoliose est dite idiopathique c’est à dire que l’on n’en connaît pas la cause et pourtant :

1)     « Toutes mes scolioses avaient porté un appareil dentaire » Thomas Esnault  Kinési. à St MALO

2)             DUBOUSQUET (endocrinologue) observe des déviations de la colonne vertébrale chez les poulets dont il a ôté la glande pinéale (hypophyse). Il provoque ainsi des troubles neurologiques dans la maturation de l’équilibre. Le transversus spinalis est atteint et il est essentiel dans la proprioception

3)        Debout nous oscillons sans cesse. Si la base de sustentation est stable, les oscillations sont adaptatrices des mouvements suivants : contractions de l’Estomac, battements du coeur, circulation sanguine, péristaltisme intestinal. Et surtout des mouvements respiratoires.
A chaque fois il faut corriger les écarts du centre de gravité. Le rachis et la chaîne posturale compensent ces déplacements qui perturbent l’équilibre surtout dans le sens antéropostérieur ; or « la scoliose est avant tout une lordose » L.FAVRY.

4) -      Test de FUKUDA : le sujet qui piétine sur place les yeux fermés ne doit pas dévier de 30°: Sinon : dérangement neurologique, dérèglement dans l’auto-régularité entre l’œil et l’oreille (interne). Les aveugles ne développent pas de scoliose !

5) -             Biomécanique de la Scoliose selon PERDRIONE : le mur postérieur de la vertèbre qui s’affaisse entraîne une lordose, puis l’inflexion latérale avant la rotation vertébrale.

6)-       Les facteurs qui provoquent la Scoliose sont : génétiques, hormonaux, métaboliques, et neurologiques, rarement mécaniques.
               .   Facteurs mécaniques :
Nos chaussures accentuent la courbure et l’usure des cartilages.
Il faut aimer un sport et tous les corps sont conçus pour courir sur l’avant-pied sans chocs talonniers :
« No joy, no gain. Physical inactivity is abnormal and dangerous » Frank FORENCICH(exuberant animal)
·      Facteurs génétiques :
Pas de traitements aujourd’hui. Génie génétique demain ?
·      Facteurs hormonaux :
La colonne grandit peu entre 8 et 10 ans contrairement aux membres inférieurs qui ne s’allongent pas toujours ensemble.
Les hormones sont libérées surtout la nuit entre 1 h et 3 h du matin si le sommeil est régulier.
                                   CROISSANCE + PUBERTE = DANGER
Plus la puberté commence tôt plus la scoliose sera grave car la croissance risque d'être plus longue.

On peut connaître l’âge osseux avec la radio mais pour la scoliose la clinique prime toujours la radio.
Radio des mains : le sésamoïde du pouce apparaît vers 11 ans pour les filles, 13 ans pour les garçons
Crête iliaque : à partir de 14 ans, un RISSER  + 5  signifie une croissance terminée.
La colonne cervicale s’allonge en dernier quelques fois jusqu’à 22 ans.Attention à la colonne vertébrale des jeunes rugbymen.


·      Facteurs métaboliques :
Eliminons les risques liés au rachitisme car aujourd’hui c’est l’excès de produit laitiers consommés par les enfants qui pose problème.
Des troubles de la fabrication du collagène à partir des protéines sont possibles (disques, muscles, ligaments …) et créeront une camptocormie qui disparaîtra en position allongée ; un amas fibreux ayant colonisé les gouttières des muscles posturaux devenus incapables de lutter contre G.

·      Facteurs neurologiques : « L’étiologie de la scoliose est multifactiorelle avec un primum movens dû à un trouble de l’équilibre » M.Dargencour.
Ceux-là nous intéressent. Contrairement aux pouces et aux lèvres. Le rachis est mal représenté au niveau cortical. Il faut améliorer la prise de conscience globale puis segmentaire, surtout au niveau des vertèbres sommets (Exemple T7).
           
Les techniques existent :
KNAPP, Von NIEDERHÖFFER, SCHROTH, MEZIERES, SOHIER, FELDENKRAIS, RICHARDSON ... avec quelques lignes directrices proposées par la Clinique de l’ARCHE et Lionel FAVRY au Mans :

1)          On ne traite que la courbure primaire, majeure, les courbures secondaires étant fonctionnelles  et compensatrices sans rotations.
2)             L’assouplissement doit être tridimensionnel.
3)             Corriger la latéralité avant la lordose car c’est la latéralité qui fixe la lésion, et la lordose est généralement antérieure aux cyphose et scoliose (Mézières)
4)             La raideur est toujours dans la concavité.
5)             On travaille le PSOAS côté concave car c’est un hauban qui délordose.
6)             On inspire dans les zones de méplats on expire dans les gibbosités.
7)             Pour une scoliose lombaire il faut ré-horizontaliser le sacrum. (ASASIL)
8)             Auto grandissement.

Le but de L. Favry est de faire prendre conscience de son corps et des segments pour parvenir à une intégration SENSORI-MOTRICE.
Mais la proprioception c’est CORTICALISER de façon REFLEXE et non pas seulement posturale. D’accord pour les exercices de Klapp si on déséquilibre le patient à intervalles irréguliers.

Voyons ce qu’est l’auto grandissement selon K. KERKOUR (en Suisse).
Pour lui l’effacement des courbures est un étirement des muscles longs « qui trouve sa source essentiellement entre la vertèbre sommet de la cyphose thoracique et la première cervicale ». L'auto-grandissement ne sollicite pas les muscles profonds de la colonne thoraco-lombaire et  ne provoque pas d’adaptation réflexe.

« Dans cette zone thoraco-lombaire, le gain d’allongement est infime ». La région lombaire assure une stabilisation vertébrale. Le placage lombaire du dentelé postéro inférieur permet la mise en tension des longissimus et iliocostaux pour créer des points fixes inférieurs mais ne crée pas d’allongement de la colonne. L'organisation lombaire est dépendante du positionnement de la tête.
            La principale zone de redressement est à l’étage cervical. D’ailleurs dans les scolioses les atteintes cervicales sont rares. Il est donc important de stimuler le cou. Les informations cutanées de la nuque, musculaires du cou, sensorielles de l’oreille interne et des yeux repositionnent l’axe crânio cervical. Des exercices réflexes cervicaux créent à distance des contractions musculaires profondes thoraciques et lombaires. Pour l'Academy Of Cerebral Palsy du Dr FAY, la rééducation consiste à réveiller les fonctions cérébrales supérieures.

            Oublier de solliciter le cou est une erreur. Le cou, principale zone articulaire de redressement est aussi la principale zone de récepteurs sensitifs, DOLTO nous avait prévenu.

Tout le long de la colonne, en cas de blocage vertébral, les techniques articulaires et les manipulations sont nécessaires ; solliciter les synergies musculaires est indispensable mais les muscles vertébraux posturaux sont profonds, courts, véritables ligaments actifs au contact direct de la vertèbre ils stabilisent la colonne par des ajustements fins et réflexes. « Leur recrutement est favorisé par les stimulations extéroceptives inopinées de l’apex crânien » qu’il faut ajouter aux stimulations locales, thoraciques et lombaires.

En conclusion,
Une glace murale avec lignes horizontales et verticales n’est pas indispensable. Fermer les yeux est utile et le port de tête africain n’est pas héréditaire, il se cultive et il respecte les courbures.
La colonne vertébrale est d’origine ectodermique, le système nerveux aussi. Il est donc logique de proposer des exercices réflexes pour résoudre un problème neurogène, la scoliose.         











LE STRETCHING
LES ETIREMENTS

Le stretching est un allongement global, l’étirement est analytique et vise le muscle et son tendon. Plus on étire une chaîne musculaire moins on étire chacun de ses maillons.
Étirer lentement et doucement c’est mettre en tension sans provoquer de réflexes de défense. Le noyau du disque vertébral ne contient ni vaisseaux sanguins, ni nerfs mais 88% d’eau, et nous sommes plus petits le soir. Le stretching étire les ligaments vertébraux et la capsule articulaire postérieure.
Avant l’effort, le frottement des différents éléments augmente la température intra-musculaire (trois fois six secondes seront plus efficace qu’une fois dix huit secondes) vous régulez les tensions muscles fléchisseurs et muscles extenseurs et vous serez en partie à l’abri des accidents musculaires au début du match.
Après l’effort, la compression des masses musculaires entre elles et contre les os favorise la circulation veineuse et lymphatique. En créant un effet de pompage, ce drainage élimine l’acide lactique.
Les glissements répétitifs et le creeping réorientent les fibres ce qui améliore le rendement mécanique ou permet une cicatrisation d’un tissu lésé.
MASTEROVOÏ et certains auteurs réfutent ces trois avantages :
L’augmentation de température ne serait pas évidente.
Le stretching ne donnerait pas un gain d’amplitude aux articulations déjà normales.
Garder une raideur musculaire serait utile pour les disciplines sportives explosives.
Reconnaissons que les morphotypes sténiques, brévilignes ou des profils psycho-rigides sont moins réceptifs au sentir sur soi du stretching. Mais vous ne ferez jamais revenir en arrière un sportif qui a aimé, sentit, adopté et adapté le stretching à sa préparation. « Sans mes étirements, c’est 2 dixièmes d’écart » Arnaud TOURNANT, Hyères, le 06/07/08. Le même jour, Sport Dimanche titrait : « En route pour Pékin, le seigneur TOURNANT, c’est 14 titres de Champion du Monde, et 3 médailles Olympiques » dans une discipline, le cyclisme sur piste, où les écarts se chiffrent en millièmes de secondes.
Pour les sportifs de haut niveau, le stretching n’est pas la panacée, il devra rester arthroceptif et proprioceptif, ce qui est déjà beaucoup.
Pour un sportif occasionnel, la découverte du stretching est obligatoire, ensuite, la pratique dépendra de son bon vouloir à récupérer les amplitudes que son morphotype permet.
De 17 à 77 ans, ne forcez pas. Ne bloquez pas la respiration, Keep Cool ! Et ajoutez une composante rotatoire à chacun de vos étirements comme pour une serpillière. C’est toujours possible sauf pour le quadriceps (Neiger). Attention ! Un étirement puissant déclenche le réflexe myotatique inverse. On l’utilisera uniquement pour faire céder les crampes.

Trois types d’éléments constituent un muscle :
- Actine et myosine forment la composante contractile six fois plus extensible que le tendon
- Les fascias ou enveloppes conjonctives faites de collagène se réunissent pour aller former les tendons.
- Les fuseaux neuromusculaires : ce sont les mécanorécepteurs du muscle, ils détectent son allongement.
L’étirement agit sur ces récepteurs. L’action du stretching se compare à celui du système nerveux sympathique.

Les organes tendineux de Golgi sont les mécanorécepteurs du tendon ils détectent plutôt la contraction.

Il y a une interpénétration des fibres collagènes avec les protéines musculaires (actine et myosine) inextricablement emmêlées dans un entrelacs compliqué de faisceaux musculaires et de tissu conjonctif. « Chaque faisceau musculaire trouvant le moyen de s’insérer sur une aponévrose ou sur une cloison conjonctive » A. Bruchard.

Les fascias sont partout. La dure mère est solidement adhérente aux faces antérieures de l’atlas en haut et  de S2 en bas. « La perte d’élasticité et de longueur d’un muscle entraîne toujours une désaxation des os sur lesquels il s’insère » (M. Pinton). Un problème occipital entraîne un side-bending ou une rotation avec quelque fois une incidence sacrée nous disent les fasciathérapeutes. Peut-être ont-ils raison. Les étirements contribuent à construire une proprioception fine du corps.

Il ne faut pas écouter les mensonges du corps. On ne sait renforcer ni un tendon ni un ligament.
- Le problème de l’entorse est que les symptômes disparaissent vite.
- Le problème après une rupture tendineuse cicatrisée est que le tendon paraît consolidé.
Il faut pourtant réveiller les capteurs sensoriels endormis par une immobilisation.

Le stretching réveille les récepteurs sensoriels et sollicite les corpuscules de Golgi contenus dans le corps du tendon ou aux extrémités du ligament. La proprioception reprogramme les réflexes protecteurs (patterns).
Réaliser un étirement c’est percevoir son corps.  Ne vous dispersez pas… Trop de techniques est source de confusion et d’incompréhension. Deux adresses suffisent pour faire le tour du stretching :

            Le livre de SOLVEBORN pour le grand public
            La K7 de Rodolphe DESLANDES pour les étudiants et les pros.

Le reste, il faut le sentir sur soi. En stretching rien ne sert de forcer ; ce sont les détails qui comptent.
« Les étirements sont une thérapie articulaire et tendineuse qui induit un relâchement indispensable .Ils augmentent la synthèse des protéines et le gain de masse musculaire » J.R.LACOUR physiologiste suspendait  des poids aux ailes des poulets pour le vérifier. 
Les étirements ne sont pas indispensables chez les jeunes. Dans un club professionnel, un centre de formation doit cependant être un centre d'information. L'apport du stretching est indispensable chez un adulte ou un sportif convaincu de ses bienfaits et capable de “sentir sur soi” en permanence.
Le muscle se complait en raccourcissement. Le sport est une succession d'allongements et de raccourcissements. Le stretching est indispensable s’il n’est pas imposé, s'il reste simple et d’une exécution parfaite.

















                           DERNIERS  EQUILIBRES
                                        La vieillesse

La proprioception ainsi que toute forme de redressement axial actif permet de retarder la sarcopénie, l’effondrement de la colonne vertébrale, l’ostéoporose, l’insuffisance cardiaque et respiratoire, l’incontinence urinaire et les vertiges .Elle retarde le vieillissement corporel mais reste inefficace contre l’oxydo-réduction.

La sarcopénie :c’est la fonte musculaire. La stimulation co-contractive des muscles de la colonne sera meilleure si elle est réflexe.

L’effondrement de la colonne vertébrale : « Le redressement articulaire axial retarde la flexion des membres inférieurs, l’effacement lombaire et l’augmentation de la cyphose thoracique synonyme de vieillesse » Yves CHATRENET

L’ostéoporose : En stimulant les ostéoblastes et en freinant l’action des ostéoclastes la proprioception favorise l’ostéogenèse ce qui retarde la déminéralisation osseuse.

Les insuffisances cardiaques 
-  Si elle respecte le seuil cardiaque , la fréquence cardiaque est moins importante que son évolution à l’effort. La personne dont le coeur freine à l’effort pour ne pas dépasser ce seuil, appelé seuil MOSER, est une adaptation extrêmement subtile de l’organisme.
-  Après 60 ans, la performance est d’avantages liée à un problème périphérique de transport d’oxygène. Il dépend de la souplesse des vaisseaux, du nombre de globules rouges, du volume d’éjection systolique et des usines mitochondriales.

Les insuffisances respiratoires : Par redressement de la colonne dorsale et diminution des compressions vasculaires pulmonaires.

L’incontinence urinaire : selon J.P. ZANA par stimulation du périnée sans augmentation de la pression intra-abdominale, le redressement actif est une excellente prévention des troubles sphynctériens.

Les vertiges : l’adaptation cervicale pour maintenir le regard horizontal est importante en cas de défaillance des systèmes vestibulaires et oculaire et favorise le flux sanguin dans l’artère vertébrale qui irrigue le cerveau.

L’oxydo-réduction :Dans un atome les électrons (négatifs) tournent autour du noyau (positif) « Leur nombre est variable mais toujours par deux sur la couche externe. Si l’oxygène arrache un électron son doublon ne supporte pas le célibat et arrache un électron de la molécule voisine. Ce processus en cascade est destructeur »Les atomes deviennent des projectiles. Ils vont dévaster l’organisme sous le nom de radicaux libres percer des trous dans les membranes cellulaires et provoquer des erreurs dans la retranscription de l’A.D.N. mitochondrial.  Lentement  la vieillesse devient mortelle.










PREMIERS  EQUILIBRES
 QUE  FAIRE  POUR  VOTRE  ENFANT

Comment éduquer nos premiers équilibres ? « Les muscles posturaux passent leur temps à se débrouiller pour se mettre en accord avec la pesanteur » J.L.SAFIN.
Le cerveau suit son rythme de développement à l’écart des bouleversements hormonaux et si vous respectez sa chronologie chaque région a un pic de croissance. Il y a un âge d’or pour chaque apprentissage sensoriel. Celui de l’équilibre est avec celui de la vision le plus précoce. Il faut respecter l’ordre d’ouverture des fenêtres qui permettent l’acquis. Pour aller du simple au complexe la nature a prévu des périodes. D’abord voir, puis prendre, marcher…jusqu’à se reproduire. Inutile d’apprendre à marcher à 2 mois, impossible de se reproduire avant la puberté. Pour apprendre les fenêtres du système nerveux doivent s’ouvrir successivement et dans un ordre précis.
La fenêtre proprioceptive est la première à s’ouvrir : rétine, oreille interne et récepteurs sensoriels tendineux sont disponibles dès le premier mois d’une vie. C’est donc le corps qui fera le cervelet.

-ILLINGWORTH  répertorie  70 réflexes archaïques qui disparaissent et se transforment dans les six premiers mois pour que l'organisme humain puisse développer six fonctions
D’abord , trois sensorielles :             Voir, écouter, toucher,          V.E.T
Ensuite ,trois motrices :           Parler, marcher, écrire                    P.M.E

Le corps fait le cerveau :
Les informations sensorielles vont fabriquer la gaine de myéline qui entoure progressivement les axones. Les récepteurs périphériques sont indispensables pour construire le cerveau qui sélectionne, range, classe et trie les informations perçues. Les premières connections du cerveau ne sont pas intellectuelles mais sensorielles.
Le corps se fabrique sous les ordres des gènes de quatre chromosomes qui organisent la migration des cellules pour former un os, un muscle, un cœur…à la bonne place (c’est génétique) et dans un ordre chronologique (exemple des caractères sexuels secondaires qui attendent la puberté). C’est le cas de tous les organes …sauf le cerveau !
Il se construit et se remplit au hasard des informations sensorielles venues de la périphérie. Le corps fabrique le cerveau. Organe suprême et décideur le cerveau se construit sous l’influence des messages reçus que s’échangent par milliards de synapses nos cent milliards de neurones. L’inné est en place, l’acquis est ce que vous allez rentrer dans l’ordinateur et aucun programme n’est héréditaire  

-PIAGET (The early growth of logic, 1964 et Equilibration of cognitive structures, 1977) et son école décrivait déjà 6 stades du développement sensori-moteur chez l’enfant de quatre ans.
-Pour DOMAN, « la fonction peut créer la structure ».    
Le développement des 6 fonctions est précis et le même pour tous. Prenons un exemple : MARCHER.
Dans sa première année et sur le chemin de la maîtrise de la marche chaque enfant passe par quatre stades suivant un schéma voulu par la nature. DOMAN l'appelle le PROFIL de DEVELOPPEMENT.
  1. L'enfant bouge ses bras et ses jambes. Pour cela, le bulbe rachidien et la moelle suffisent.
  2. Le "plat ventre" dépend de la protubérance annulaire
  3. Le "4 pattes" est sous la dépendance des pédoncules cérébraux.
  4. Pour la "marche du pingouin" avec les bras au-dessus des épaules. Le cortex est alors nécessaire.
Entre un et six ans trois  autres étapes resteront à franchir :
  1. Descendre les bras sous les épaules
  2. Marcher, courir
  3. "Cloche pieds" ou utilisation d'une seule jambe avec force et précision.
      Soit sept étapes pour six fonctions.

      Pour marcher, le premier défi à la gravité est assuré au stade 3 par le mésencéphale. Situé entre corps calleux et pont de VAROLE, il comprend les pédoncules cérébraux, le noyau gris, le thalamus, le corps de LUYS le  locus  niger et la capsule interne.
      Le « 4 pattes » est possible chez l’enfant de 5 mois. Plus il aura rampé, meilleur sera le « 4 pattes », et plus il aura marché à 4 pattes, meilleure sera la marche. Il faut respecter les 4 stades de ce profil. La colonne vertébrale de vos enfants en dépend. Les réflexes archaîques  de la naissance s'effacent à mesure qu’une fonction plus élaborée prend sa place. Un mouvement volontaire coordonné remplace alors le réflexe archaïque.La chronologie prévue par la nature doit être respectée
     « Empêcher un enfant de ramper pour le faire marcher plus tôt peut-être responsable de troubles posturaux ultérieurs » P.QUERCIA et peut-être source de dyslexie ! Un tunnel de reptation que vous déplierez de temps en temps dans le couloir amusera votre enfant.

      Les réponses motrices (parler, marcher, écrire)  transitent par la partie antérieure du Système Nerveux Central puis la voie commune de Sherrington.
      Les stimulations sensitives( visuelles, auditives et tactiles) arrivent au cerveau par la partie postérieure du système nerveux central.
      Ces trois voies sensitives sont à sens unique mais ‘dans le bon sens’ car les performances sensorielles sont de loin supérieures aux performances motrices. Il existe entre les trois voies ascendantes des échanges permanents. Tout se mélange!
       Aussi, même subjectivement, il est plus important d'apprécier avec beaucoup d'attention les possibilités d'un enfant que de faire un bilan objectif chiffré.






















LES MULES DE PHILADELPHIE

Lecture obligatoire pour tout parent d’un jeune enfant.
"Dr DOMAN, enrichi de votre enseignement je voudrais faire partie des jeunes gens qui vous font la vie dure".
Revoyons l’expérience de KLOSOVSKI que vous êtes aller voir à Moscou : chiens et chats nouveau-nés sur une plaque tournant lentement. Ils voient un monde en mouvement. Après quinze jours, l’aire vestibulaire du cerveau contient le même nombre de cellules, mais 1/3 supérieures en taille et en maturation. Il attribue, et vous avec lui, cette amélioration à la vision. La plaque tournante permettant de découvrir les « 4 côtés de l’horizon ».
            Discussions : sur la plaque immobile chaque animal pouvait-t-il faire un tour sur lui-même et découvrir la pièce ?
            Si la vision est seule responsable, une position fixe et des images qui défilent devant les yeux devraient donner le même résultat.
            Installons nos amis les bêtes dans un fauteuil au grand REX, chez UNIVERSAL STUDIO ou sous la Géode de la Villette …
            Cinéma Paradisio ?   NON !
Dans « tournant très lentement » ce n’est pas « tournant » le mot clé mais l’association des trois mots.
Il est bon que l’œil soit sollicité mais important que l’oreille interne et son labyrinthe le soit aussi. Et tout aussi utile que le sol soit tactilement instable.
Les repères varient constamment.
Le déplacement est permanent.
Les trois voies sensitives informent le cerveau simultanément.
Chaque nouvelle position des pattes est la réponse motrice qui découle de la somme d’informations issues des canaux sensoriels.
Pas de stress ni déséquilibre trop violent qui fermeraient les portes d’entrées sensitives. Les muscles moteurs et posturaux verrouilleraient alors toutes les articulations disponibles pour empêcher la chute et fermer la boucle NEURO - SENSORI - MOTRICE.
Dans votre expérience, le mouvement est trop harmonieux et répétitif. Il ne crée pas assez de réponses impulsives, pas assez de corrections réflexes.
Chez l’enfant, créons des déséquilibres simples, ludiques, inopinés et variés, avec un parc proprioceptif.
DOMAN proposait d’accroître Fréquence Intensité et Durée des stimuli.

Avec le Parc Swing Slow, Sweet Chariot :

  • Augmenter la FREQUENCE : oui
  • oui si elle garde un caractère aléatoire, inopinée pour surprendre et créer des connections nerveuses différentes des chemins nouveaux dans le cervelet.
  • Augmenter l’INTENSITE : non
  • Elle sera faible contrairement à DOMAN, où il y avait urgence thérapeutique et barrière pathologique importante (ex. : coma ou enfant lésé cérébral).
  • Notre intensité augmentera avec les progrès de l’enfant sans jamais devenir agressive .
  • Elle suivra aussi la croissance.
  • Plateaux et élastiques pouvant offrir des possibilités variées.
  • Augmenter la DUREE : non
  • Puisque nous cherchons à créer des réflexes les stimuli doivent être courts et surprendre l’enfant sans l’apeurer.

Pour se tenir debout et apprendre à marcher, différents parcs proprioceptifs créent une opportunité illimitée de réaliser les sept étapes du processus de développement cérébral.
Voici une liste des différents brevets déjà déposés :
Nursery Nest de F. STOTLER et H. JANISON. W. PLKINSBURY, April 1921.
Inflatable play pen. D.S. CHOY and G.S. Vickery. New-York, oct. 1963.
Play Crib de Troy DUNN. San Diego, Oct. 1973
Fluid inflatable support. Kevin WALKER. Waram Beach. Q.L.D. Australie, oct. 1985.
Exerciser and play pen structure having a trampoline. Leopold NOLET. Ontario, Feb. 1990 Canada.
Play Pen. Li Chu Chen HUANG. Taiwan, sept. 1999
Inflatable CRIB. Scott D. HARDY. Fempburg V.T.  oct. 2003.
Parc proprioceptif  Swing Slow Sweet Chariot  J.P.PHILIPPE  I.N.P.I.  Rennes  1990

Ces docteurs « Lépine » sont les pionniers de la proprioception. Le parc Swing Chariot est l’aboutissement simplifié et facile à réaliser de ce qu’ils pressentaient afin de rendre spontanée l’intelligence du corps.


   





SYSTEME NERVEUX CENTRAL (SNC)

                          “Investigate the brain gate
                                                             Back of  beyond you’ll found
                                                                                                  The 6th continent”
                                                                             
      -    Le cerveau reste le dernier continent à explorer
-    85 % de nos gestes ne s’apprennent pas.
-    Ils sont automatiques.

Les mots clés de la proprioception sont : Posture, équilibre, réflexes, tonus, motricité involontaire, système extra-pyramidal,  voies sensitives et sensorielles.             
Le SNC hiérarchise  les informations indépendamment de votre volonté.
 Le tronc cérébral reptilien est immuable. La plasticité du cerveau explose avec l’apparition des hémisphères cérébraux. Nous sommes des organismes électro-chimiques.

            Revisitons le Système Nerveux Central sous l’angle proprioceptif car la presque totalité du cerveau est au service de la proprioception
             La substance grise est formée par les corps cellulaires des neurones lorsqu’ils se regroupent (véritables puces électroniques).
Pour former la substance blanche les prolongements cellulaires sont de deux types : les dendrites souvent multiples et l’axone toujours unique. Véritables fils électriques entourés d’une gaine de myéline ils s’organisent en faisceaux quand les cellules de Schwann entourent les axones. La myélinisation des fibres nerveuses rendra fonctionnelles les connexions. L’influx nerveux parcourt l’ensemble dans le sens D.C.A (Dendrite, Corps Cellulaire, Axone). La jonction axone, dendrite constitue la synapse.
La mémoire à court terme modifie les synapses.
La mémoire à long terme créé de nouvelles synapses
Au niveau de cette synapse, un médiateur chimique transmet l’influx. Le curare inhibe l’action du médiateur et provoque l’arrêt du muscle cardiaque. « Les deux ennemis du système nerveux sont le curare… et l’argent » Crésus.

Notre cerveau baigne dans les cellules gliales découvertes par l’espagnol Ramon y Cajal en 1891. Dix fois plus nombreuses que les neurones, ce sont les nurses du cerveau. Leur ensemble s’appelle la GLIE.
Elles myélinisent les axones, sont capable de phagocytose et règlent l’homéostasie locale car en contact avec les capillaires sanguins.
Véritables rails elles guident la mise en place des neurones puis les soutiennent et les nourrissent (Astrocytes I) les entourent (Astrocytes II et cellules de Schwann) les défendent (Cellules micro gliales)
Depuis 2004 elles sont plus que les nourrices du cerveau. Ayant un rôle actif dans la transmission de l’influx nerveux au niveau de la synapse, elles interviendraient dans la vitesse d’apprentissage.
Capables de se reproduire par mitose elles seraient aussi capables de communiquer entre elles par ATP ondes calciques et glio-transmetteurs.
Elles vieillissent mieux que les neurones, ne sont pas significatives de l’intelligence « Bien qu’essentielles à leur fonctionnement, jamais les cellules gliales ne deviendront neurones ni acteurs de la pensée » Erik Harvey GIRARD.
Un neurone ne se divise pas, sauf que des études récentes montrent l’hippocampe  capable de créer des nouveaux neurones mais cela ne concerne que la mémoire et l’olfaction ; ces neurones juvéniles n’interviennent pas dans le schéma corporel.

                                                            Le S.N.C comprend :
       le cerveau, le tronc cérébral, le cervelet, la moelle épinière, les voies sensitives et motrices.


1) Le cerveau :
Toutes les parties du cerveau sont doubles sauf la glande pinéale "siège de l'âme" selon Descartes.
Le cerveau  contient, substance grise, substance blanche et trois ventricules.
La substance grise contient : le cortex, les corps striés le thalamus et l’hypothalamus.

Le cortex : (ou pallium ou néocortex )
L'aire 4 donne le départ du mouvement (reste 85 % du territoire cortical réservé aux aires de la motricité involontaire).
La fonction d'une aire corticale est déterminée par les points de départ et d'arrivée plus que par une organisation intrinsèque. « S'il était possible de brancher l'œil au bout du nerf auditif, on aurait une sensation sonore avec l'œil. On entendrait » J.P. Changeux. En un éclair, le récepteur sensoriel transforme un message en impulsions nerveuses électrochimiques vers le cerveau qui les rassemble.

Eboueurs des neurotransmetteurs et nourriciers des neurones les astrocytes (cellules gliales) sont aussi les informateurs des vaisseaux pour approvisionner en glucose le cerveau. Entre l’homme et la souris les neurones sont identiques; les cellules gliales sont très différentes. Les cellules nerveuses sont les mêmes chez la souris, le singe et l'homme. L'évolution du cortex dépend  seulement du nombre total de neurones (100 milliards chez l'homme). Si nous y ajoutons les axones et les dendrites avec leurs épines, le maillage ainsi tressé va permettre un nombre infini de connections.
Les neurones sont disposés en couches parallèles et colonnes perpendiculaires à la surface. Cette stratification comporte six couches dans le cerveau et trois dans le cervelet.  Des cellules de liaison entre les couches vont permettre les aires associatives et multiplier les combinaisons possibles dans toutes les directions. Ces cellules de liaison sont dites « étoilées » dans le cerveau et « en corbeille» dans le cervelet. 

Les axones des cellules pyramidales sortent du cerveau et vont :
- Aux centres sous corticaux
- Aux thalamus
- Aux aires ipsi et contro-latérales selon Creutzfeld pour former un feuilletage de six couches reliées entre elles par les cellules étoilées.
- Très peu d’axones quittent le cortex. Ils iront dans la substance grise de la moelle épinière, s’unir aux deuxièmes neurones (moteurs). C’est la corne antérieure motrice.

Dans l'autre sens, pratiquement aucune fibre nerveuse issue d'organes des sens n'entre directement dans le cortex sans passer par le cervelet. Les axones s'arrêtent en chemin (Thalamus, Corps striés). Au niveau des membres inférieurs la longueur de l’axone peut dépasser un mètre.

Les corps striés : (pallidum, noyau rouge, locus niger, corps de Luys, putamen, noyau caudé …) sont les centres les plus perfectionnés du système EXTRA-PYRAMIDAL.
Ils peuvent fonctionner indépendamment du cortex. Les circuits courts commandent le tonus musculaire et les mouvements automatiques élémentaires. Par exemple le mouvement des bras pendant la marche.
Si lésion : athétose, chorée, parkinson …

Le thalamus :
Il est relais des voies motrices involontaires et relais des voies sensitivo-sensorielles (siège du 3ème des 4 neurones sensitifs). Les fibres qui sortent du cortex  y rencontrent celles qui arrivent. "Des circuits en boucle avec ré-entrée corticale se forment encore à ce niveau". J.P. Changeux.

L’hypothalamus :
Régule le sommeil, l’eau, la température du corps et la centaine d’hormones qui voyagent dans le sang.  C’est ‘Peanuts’ dans la proprioception.

2) Le tronc cérébral :
Point de départ des nerfs crâniens III ème à XII ème paires, il renferme le 4 ème ventricule

Très important pour l’équilibre, il comprend bulbe rachidien, protubérance annulaire et pédoncules cérébraux .
  -  Le bulbe rachidien  (myélencéphale) : La moelle épinière assurait le mouvement des bras et des jambes sans mouvements du corps. Le bulbe rachidien va coordonner ces gestes pour organiser le ramper.
  -   La protubérance annulaire ou pont de Varole  (métencéphale) :Elle va permettre une coordination plus élaborée et organiser la marche à quatre pattes et l’escalade (cross pattern).
  -  Les pédoncules cérébraux  (mésencéphale) :Ils permettent la verticalisation et le passage du quatre pattes à la marche. Avec les mains et les bras au niveau des épaules cette marche est  dite ‘en pingouin '

3) Le cervelet :
«  Plus jeunes que les cellules du cortex celles du cervelet continuraient de se développer après la naissance » Dr FRISEN, Stockholm.
« Maître organisateur du tonus musculaire » P. Malafosse (Président du Gemmer), il est totalement consacré à l'équilibre, la posture et le mouvement. Il est le relais des voies ascendantes sensitivo-sensorielles et relais EXTRA-PYRA des voies descendantes motrices involontaires il comprend : Archeo,  Paleo et Néo cervelets, riches en cellules de Purkinje et cellules en corbeille.

Archéocerebellum :
Le plus antérieur des trois relié au vestibule de l’oreille interne et au nerf optique il assure la rigidité vertébrale. Les faisceaux vestibulo-spinaux transmettent aux neurones moteurs situés dans la corne antérieure motrice une réponse correctrice à toute variation de la position de la tête.
D’après R.J.BOURDIOL  il est aussi en relation embryologique et fonctionnelle avec la couche profonde de la plante du pied et coordonne les muscles profonds des gouttières vertébrales

Si lésion : marche ébrieuse, vertiges, nystagmus, vomissements. Le Romberg est positif.

Paléocérebellum
Médian, il est responsable du tonus nécessaire à la station debout et assure l’équilibre.
Le point de départ de la sensibilité profonde inconsciente se situe dans les muscles posturaux, tendons, articulations. Le point d'arrivée est le paléocervelet.
Les voies suivies finissent toutes homo-latérales : colonne de CLARKE puis de FLECHSIG pour les membres inférieurs.
BETCHEREW puis GOWERS après 2 croisements pour les membres supérieurs.

Si lésion : dérèglement du tonus : hypo ou hypertonie. Le Romberg est négatif.

Néocerebellum :
Postérieur, il prépare les mouvements volontaires en coordonnant le cortège des mouvements involontaires « comme les motards pour un cortège présidentiel » ou les aiguillleurs du ciel, il régule le trafic. Relié aux aires 5 et 7 du cortex pariétal et 6 - 8 du cortex frontal (car la commande est bien partie du cerveau) le néocervelet prépare tout ce qui est indispensable. Le néo-cervelet  rend le geste harmonieux et cet ensemble de mouvements préalables échappe au contrôle de la volonté.

Si lésion : tremblements, gestes excessifs, audiodocinésie, hémiballisme…le Romberg reste négatif.

Rappel : Pour les syndromes cérébelleux qui dépendent du paléo et du néocervelet le Romberg reste négatif .Un Romberg positif signe un syndrome vestibulaire dépendant de l’archéocervelet.



4) La moelle épinière





Schéma  de moelle  épinière






5) Les voies sensitives :

Le courant continu n’existe pas dans le corps humain. Synapses et nœuds de Ranvier sont nécessaires pour acheminer l’influx nerveux électrique jusqu’aux extrémités de l’organisme.

EXTEROCEPTIVES
Cutanées, fines, tactiles, épicritiques. Le point de départ (dendrite) est dans la peau puis racine postérieure sensitive et ganglion spinal siège du 1er neurone. Ensuite, faisceau direct de GOLL et BURDACH dans les cordons postérieurs.

PROPRIOCEPTIVES
Les plus importantes pour nous, profondes, inconscientes. Elles montent des muscles et articulations pour réguler le tonus et la statique. Elles renseignent le paléocervelet sur la position des segments et lui permettent d’envoyer les influx correcteurs pour toute variation des membres inférieurs et du tronc.

Quatre neurones sont nécessaires : 1èr dans le ganglion spinal, 2ème dans la partie moyenne de la corne postérieure (colonne de CLARKE) puis dans le cordon homolatéral (FLECHSIG), 3ème  situé dans le paléocervelet, 4ème dans le cortex pariétal .

Pour la douleur, les voies sensitives profondes conscientes vont directement au cortex, (par les faisceaux de GOLL et BURDACH selon la loi de KAHLER), où les aires de gnosie interprèteront le message.

Pour les membres supérieurs un axone croise la ligne médiane entre noyau de BECHTEREW et faisceau de GOWERS mais ‘recroisera’ dans les pédoncules cérébelleux supérieurs. Il y a donc homolatéralité là aussi.

Pour la douleur tactile et la sensibilité à la température (voies sensitives extéroceptives grossières) le deuxième neurone est dans la corne postérieure de la substance grise et croise pour former le croissant de DEJERINE dans le cordon antérieur de la substance blanche.

Si atteinte de la corne postérieure mais pas de la substance blanche, le malade perçoit les sensations tactiles fines mais peut se brûler. C'est la Syringomyélie.



6) Les voies motrices :
-Les voies motrices PYRAMIDALES :
Elles n’interviennent pas dans la proprioception. Elles comportent toutes deux neurones.Presque toutes sont croisées dans le bulbe et un peu dans la moelle.

Le 1er neurone est dans l’aire 4. C’est une cellule pyramidale. A l’opposé de sa dendrite apicale, un axone très long quitte le cortex pour aller jusqu’au 2ème neurone situé  dans la corne antérieure motrice. La voie commune de Sherington commence là. Dès lors associé aux voies extrapyramidales descendantes, il empruntera la racine antérieure motrice pour aller jusqu’au muscle strié.

-Les voies motrices EXTRA-PYRA :
De nombreux circuits possibles règlent la proprioception.
Le plus simple est l’arc réflexe. Les voies sont plus complexes si le point de départ est l’œil, l’oreille interne, le muscle, l’articulation ou le cortex extra-pyramidal mais « le cervelet reste l’élément coordinateur principal des mouvements automatiques »  pour assurer :
    - La statique : la station debout n’étant qu’une oscillation continue.
    - « La coordination en assurant au geste volontaire son harmonie par un cortège de mouvements associés dont la volonté est ainsi déchargée »  G. BROUILLON.

Les influx sensitifs ascendants ont déclenché des influx moteurs correcteurs. Deux neurones sont nécessaires pour descendre la réponse réflexe.
Le 1er dans un des nombreux noyaux (noyau rouge, olive bulbaire, tronc cérébral, noyau vestibulaire….), le 2ème dans la corne antérieure motrice de la moelle où il vient se synapser AU MEME DEUXIEME NEURONE PYRAMIDAL.
Dès le 2ème neurone les voies motrices PYRA et EXTRA-PYRA, sont donc déjà unies (SHERRINGTON).

Ainsi est réglée l’activité motrice automatique.

                          85% de notre système nerveux est indépendant de votre volonté !                        

                         85% de notre système nerveux est réservé aux réflexes  

                          La proprioception peut commencer.

 

                                

 

                                                                             

 

 

 







                                                           

 

                                     

 

 






 

                                                            CRAMPES

Les causes éventuelles :
Hormonale, diététique, ostéopathique, musculaire, circulatoire ou nerveuse

Les solutions possibles :
hormonal :
- si déficit de l’une des hormones qui règlent la contraction musculaire… médicament
- stress et compétition sont des facteurs hormonaux inutiles (et cancéreux).                                          
- Cromignone soit allaitait soit était enceinte pour 150 cycles menstruels. Le mode de vie féminin actuel en déclenche 600 ! … excès hormonal d’oestrogénes inutiles (et cancéreux)

diététique :
l’acide lactique encrasse le muscle, l’acide urique encrasse le sang, ils altèrent la contraction musculaire en la rendant soit difficile soit anarchique. Apportez eau et magnésium

ostéopathique
- Si différence de longueur des jambes ? Allongé sur le dos, genoux pliés : Serrez Soulevez Soufflez
- Sinon, respiration inversée de Ian JACKSON Breath Play (aucune manipulation ostéopathique ne peut rivaliser pour mobiliser les viscères)
- Décoaptation des chevilles

musculaires
spasmophilie ou défaut du rôle de la myosine … médicaments
sinon : stretching et proprioception ( exemple : mi-clorez vos yeux en marchant)

circulatoires
avec les médicaments :  recourir à la vasodilatation, fluidifier le sang ou détartrer les vaisseaux.
sans médocs : favorisons l’écoulement du sang dans l’artère fémorale en bas et vertébrale en haut.
- pieds nus à la maison et bouliers sous la table
- proscrire pantalons jeans, ceintures et élastiques, préférez les robes, djellabas, saris indiens, boubous africains …
     -  décroisez les genoux en position assise, notre bassin est construit pour s’asseoir en lotus.
     -  surélevez légèrement le pied du lit
     - dormir fenêtre ouverte et température basse ( notre corps a été sculpté par le froid et les famines)
     -  la voûte plantaire est un cœur périphérique, activez-la (boulier ou balle de tennis sous la table)
     -  le gros orteil est court et parallèle, à chaque pas un court instant tout doit reposer sur lui.
     - pour la trilogie courbatures contractures crampes chaleur d’accord mais doucement.

Le manque de sang qui entraîne un déficit circulatoire est peut-être un réflexe de protection donné par le système nerveux pour mieux perfuser cœur, cerveau c’est à dire les organes vitaux profonds
ou une erreur du contrôle nerveux qui cesse de cautionner les malpositions répétitives (Tim NOAKES)
Raison de plus pour relever la tête et mieux irriguer le crâne !

conclusions :
allongé : Serrez Soulevez Soufflez ; assis : décroisez les genoux ; debout : étirez le mollet puis marchez en déroulant votre pas; au feu rouge  respirez comme Ian Jackson. 
Au sel et au sucre préférez l’eau de Courmayeur les fruits rouges et le chocolat noir ; au bas de contention préférez le boulier et la circulation veineuse de retour, les vêtements larges et le port de tête africain car       ...         « Nous sommes tous africains »  Desmond TUTU





 

 

 

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PAPY... ! RACONTE-MOI LA PROPRIOCEPTION L’EQUILIBRE ET L’ENDURANCE

LE PARC PROPRIOCEPTIF

Le principe de Swing Chariot

Dès qu’il bouge l’enfant installé dans Swing Chariot crée des déplacements horizontaux et verticaux simultanés totalement aléatoires et le déséquilibre est harmonieux.

Toute variation du centre de gravité exige une réponse proportionnelle en vitesse et en intensité au déséquilibre initial.

Si aucune correction n’est faite, l’enfant se trouve en situation tout à fait agréable de balancelle à condition de rester allongé.

Mais toute tentative de reptation, « quatre pattes » ou de redressement à genoux puis debout nécessite une adaptation réflexe immédiate pour centrer G. Elle sera aidée par un appui manuel au filet.

Diminuer puis supprimer cet appui est ce vers quoi il faut tendre, l’objectif à atteindre, le top proprioceptif ?

En s’amusant, l’enfant met en place son schéma corporel.