Sucré Salé

Homo HABILIS nous sommes nés il y a trois millions d’années.
Pendant des centaines de millénaires l’homme a vécu sans sel et sans sucre
                                                                       jusqu’à il y a trois mille ans
SANS SEL :
Sauf dans une contrée proche de la calotte glaciaire ou d’un névé, les premiers hommes chasseurs-cueilleurs exploitaient la nature sans pouvoir conserver la nourriture.
Sans sel les invasions barbares avaient recours au pillage pour se nourrir ; intendance insuffisante pour s’absenter longtemps.
En conservant la nourriture, première ‘chaîne du froid’, le sel va permettre d’aller plus loin. Conquêtes et campagnes lointaines deviennent possibles.
Mais suite à l’usage intensif du sel pour conserver viandes et poissons dans les amphores grecques et les jarres gallo-romaines l’habitude d’une consommation excessive de sel sera prise. Cette addiction au goût salé est récente. Elle  apparaît il y a 3.000 ans… trois millénaires seulement.
Aujourd’hui le chlorure de sodium indispensable à notre organisme est largement couvert par une alimentation omnivore.
Aujourd’hui la chaîne du froid rend inutile le commerce du sel et les routes empruntées par les caravanes sont rarement recouvertes de verglas.
Mais voilà ! ‘le goût du sel’ installé dans notre cerveau a provoqué son exploitation et son commerce notre hypertension… pour l’éternité ?

SANS SUCRE :
- «Une tige sucrée semblait pousser naturellement au bord du Nil » Hérodote  (probablement la canne à sucre)
- Lors d’une expédition en Inde l’armée d’Alexandre le Grand y découvre « ce roseau donnant du miel sans le concours des abeilles » Néarque
- En Crète le fils de Minos se serait noyé dans une jarre de miel.
Indispensable à notre organisme le sucre, sous forme de fructose, est suffisamment présent dans une alimentation omnivore. Aujourd’hui la courbe mondiale de l’obésité se superpose avec celle de la consommation de sucre. Le sucre est une cause de surpoids beaucoup plus vraisemblable que les graisses. Symbole dès l’enfance de fête ou de récompense le saccharose est partout, son commerce enrichissant, son avenir florissant et le diabète envahissant. Autrefois denrée rare, aujourd’hui c’est 37 kilos par habitant que nous ingurgitons chaque année. Devant une telle invasion le corps réagit. Un exemple : Trop de glucose dans le sang dérèglerait la croissance des axes optiques de nos ados ! « Le sucre nous a rendus myopes. Un tiers de nos enfants portent des lunettes. Le coupable c’est le sucre.»  Michel RAYMOND (Cro-magnon toi-même  ed.Seuil 2012).
Un Inuit n’en consomme pas. ‘Le lion et la girafe non plus ’ Tim NOAKES
Inutile dépense il crée une dépendance quand il débarque en abondance Avec 80% de produits sucrés au supermarché le corps vient d’inventer le canon à insuline Addiction des temps modernes, installé dans notre cerveau le saccharose remplace le fructose.
Des champs entiers de betteraves et de cannes à sucre envahissent les rêves de nos enfants. Devant une plaine de monoculture le parasite se lèche les mandibules …  Monsanto s’enrichit, l’abeille s’envole, et l’enfant s’endort.   

Sucré  salé :
Il y a dix mille ans (dix millénaires) après une dernière période glaciaire la terre se réchauffe. En Mésopotamie, dans un croissant fertile, entre deux fleuves, l’homme sédentaire va cesser d’être chasseur cueilleur pour
devenir producteur, éleveur, agriculteur. Il inventera le mariage, la guerre, puis le sel, le sucre, les caries, le diabète, l’obésité et la roue. Parti d’Uruk il y a trois millénaires, avec une roue une jarre et du sel ‘Homo Sucré Salé’ va parcourir le monde, exporter ses guerres, redécouvrir la polygamie pour imposer là où il se pose, la monoculture intensive puis l’industrie des produits raffinés. Avant lui, et depuis Lucypour manger sucré un chasseur-cueilleur devait braver les abeilles. Il avait vécu presque trois millions d’années sans jarres ni frigidaires,  Deux mille neuf cent quatre vingt dix sept     millénaires.                                                                    

Pas de conservateurs donc peu d’importations, approvisionnement régional, produits locaux, peu de produits raffinés, pas d’élevage intensif ni minerai de viande ni OGM aucune épidémie nationale alimentaire aucun spot T.V. 
En Europe les années 50  furent le top-niveau de la qualité nutritionnelle. Une époque ou la grippe épargnait les poules et le prion les vaches. Sommes-nous devenus ‘Tous cobayes’ ?
Vasodilatateurs, aspirine, statines… le médecin-référent prescrit les contrepoisons de la ‘malbouffe’ et tout rentre dans l’ordre.
Aujourd’hui l’appauvrissement des aliments est si grand que pour l’enrichir en compléments alimentaires certains s’affairent chez l’apothicaire. Potard qui sans tarder s’enrichit des aliments microbiotiques de sa bio-boutique quand manger du persil et du maquereau suffirait.
Paléodiète ?  L’alimentation de Cro-Magnon ne vous conviendrait plus mais celle de mes parents, celle de mon père charcutier, celle d’avant l’industrie et des produits raffinés que vante une télévision agressive? Oui !
La ressemblance entre un jambon de mon père et le jambon d’aujourd’hui ?

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Son nom. Il ne change pas. A l’ère du ‘silicolithique’ éteignons tablettes, portables ou la TV qui ‘agresse et engraisse’ nos enfants. Leur temps de cerveau deviendra plus grand pour préparer ‘indignés’ un mai 68  universel et le mien pour expliquer mes certitudes aux abrutis du caddie.                                                    

PAPY... ! RACONTE-MOI LA PROPRIOCEPTION L’EQUILIBRE ET L’ENDURANCE

LE PARC PROPRIOCEPTIF

Le principe de Swing Chariot

Dès qu’il bouge l’enfant installé dans Swing Chariot crée des déplacements horizontaux et verticaux simultanés totalement aléatoires et le déséquilibre est harmonieux.

Toute variation du centre de gravité exige une réponse proportionnelle en vitesse et en intensité au déséquilibre initial.

Si aucune correction n’est faite, l’enfant se trouve en situation tout à fait agréable de balancelle à condition de rester allongé.

Mais toute tentative de reptation, « quatre pattes » ou de redressement à genoux puis debout nécessite une adaptation réflexe immédiate pour centrer G. Elle sera aidée par un appui manuel au filet.

Diminuer puis supprimer cet appui est ce vers quoi il faut tendre, l’objectif à atteindre, le top proprioceptif ?

En s’amusant, l’enfant met en place son schéma corporel.