LE GOLF

En France, les enfants découvrent le golf depuis peu. Les gestes effectués sont une succession de verrouillages et déverrouillages articulaires (swing et putting).
A la montée, on enchaîne les blocages articulaires.
A la descente, on déverrouille en cascade chacun des cadenas dès que le point de départ cortical en donne l’ordre.
"Une voie spino-thalamo-corticale régule le mouvement en temps réel et ajuste les contractions en force et en longueur", Richard & Orsal.
"Le cervelet spinal supervise l'exécution du mouvement"en réglant le cortège des mouvements associés. Il échappe à la volonté.
Dans cette succession d’opérations, si une seule est disharmonieuse, avancée ou retardée, le geste est imparfait. Le seul retard autorisé est celui de la tête de club, synonyme de longueur du drive, mais la longueur du coup dépend avant tout des ajustements posturaux. L’imprécision de la trajectoire augmente avec les mauvais réglages articulaires. Au niveau de l'épaule, la tête humérale reste-t-elle bien au centre de la glène, comme une bille dans une soucoupe? Ce rôle est dévolu à la coiffe des rotateurs et non pas au deltoïde. Le travail tonique du muscle postural est prioritaire.
Le golfeur ne fait que restituer l’énergie emmagasinée pendant la brève tension de sa préparation. "Il faut optimiser l'entrée dans l'impulsion plutôt que sa sortie". La puissance du coup ne dépend pas du volume musculaire. « Pour quelque muscle que ce soit, l’important est d’acquérir cette Raideur Active, source de puissance », Rodolphe DESLANDES. Aujourd’hui on parle de « gainage ».
Tout est postural, rien n’est dynamique, sauf pendant les concours de drive, si technique et envergure sont égales.
Comme à la braderie ou au supermarché, les muscles dynamiques tirent le chariot, aident à la marche et c'est tout.
Au cours du swing, de ses biceps, deltoïdes ou grands dorsaux, le golfeur n’utilise que les rares fibres lentes (low twicths) qui s’y trouvent. Au niveau cardio vasculaire, on parle d’endurance avec un cœur au dessus de 120 pulsations par minute. Golfeurs, prenez votre pouls et rappelez-vous ce que dit Yves Coppens : « Nous sommes nés pour courir ». La marche fonctionne sur un mécanisme pendulaire. La course fonctionne sur un mécanisme de ressort. Elle ne réclame pas les mêmes structures. De grâces, que les golfeurs cessent de croire leur activité endurante. Ce « sport » m’a pris beaucoup d’amis quadragénaires et ils ont pris quinze kilos.
50 à 85% des golfeurs souffriront de lombalgies. (Revue de rhumatologie).
D’ailleurs on peut y jouer avec :
Un gros orteil allongé, fémur et tibia raccourcis, sans glandes sudoripares, avec les pieds plats et sans talon d’achille. « Il n’a aucun rôle dans la marche et les singes n’en possèdent pas », Dr LIEBERMAN, Harvard University.

Par contre, apprendre à maîtriser une succession de verrouillages articulaires pour en libérer d'autres est très utile.
Chez l'adolescent, il faudra associer le golf avec le surf pour obtenir une synergie entre des sports, qui vont structurer l’enfant. Les sports de glisse sollicitent les pieds et le cou, véritables clés de l’équilibre.

Cette synergie est préférable à la « championite » aiguë qui frappe tous les parents d’ados dès que l’enfant est champion de sa rue, de son village, du canton et quelquefois régional puis national...
Pour se maintenir honorablement à ce niveau national, est-il possible de supporter l’entraînement actuel et sa charge de travail sans avoir recours aux médicaments ?
La réponse est non. Les médicaments permettent d'augmenter la charge de travail à l'entrainement de 25%. La compétition fait de vous un malade et prendre des médicaments est souvent une erreur car la douleur est un mécanisme de défense. Il n’y a rien de gratuit dans les signaux que nous adressent le corps. Courir sous anti-inflammatoires avec un genou douloureux est une erreur.
Pour être de niveau international, c’est plus facile. Il faudra «surviriliser» les hommes, ce qui est réalisable ou viriliser les femmes, ce qui est facile. Les Drs CONTE aux U.S.A, FERRARI en Italie ou MABUSE partout, s’y emploient et soignent quelques fois les athlètes avec des produits vétérinaires.
« Si vous voulez supprimer le dopage, supprimez la compétition » (Pierre CHANY).
Fred BEAUCHENE l’avait compris avant les autres, lui qui, entre deux traversées de l’Atlantique en planche à voile, organisait des compétitions à La Baule (1972).
Une médaille pour le vainqueur, le gros lot tiré au sort parmi les participants. Ce jour-là, l’antépénultième est reparti incroyablement heureux.

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PAPY... ! RACONTE-MOI LA PROPRIOCEPTION L’EQUILIBRE ET L’ENDURANCE

LE PARC PROPRIOCEPTIF

Le principe de Swing Chariot

Dès qu’il bouge l’enfant installé dans Swing Chariot crée des déplacements horizontaux et verticaux simultanés totalement aléatoires et le déséquilibre est harmonieux.

Toute variation du centre de gravité exige une réponse proportionnelle en vitesse et en intensité au déséquilibre initial.

Si aucune correction n’est faite, l’enfant se trouve en situation tout à fait agréable de balancelle à condition de rester allongé.

Mais toute tentative de reptation, « quatre pattes » ou de redressement à genoux puis debout nécessite une adaptation réflexe immédiate pour centrer G. Elle sera aidée par un appui manuel au filet.

Diminuer puis supprimer cet appui est ce vers quoi il faut tendre, l’objectif à atteindre, le top proprioceptif ?

En s’amusant, l’enfant met en place son schéma corporel.